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La désertification dans tous ses états

La Convention des Nations Unies

Une démarche solidaire et des approches novatrices  |  Des avancées réelles

Des avancées réelles

La Convention sur la désertification est sans doute l’accord environnemental qui associe le plus étroitement l’environnement et le développement. Elle pose en termes clairs la nécessité de synergie entre les politiques économiques, les plans de développement et les programmes nationaux de préservation de l’environnement. La Convention est fondée sur l’objectif  d’inciter les gouvernements à prendre des engagements en terme de politique publique ou d’aide au développement, à définir les cadres législatifs et réglementaires permettant aux populations de s’organiser pour la gestion de leurs ressources naturelles.
La préparation des Programmes d’Action Nationaux a constitué un exercice fort de mobilisation et de sensibilisation dans les pays affectés. Leur élaboration est en voie d’achèvement, particulièrement en Afrique. Même si les résultats restent décevants en terme de diagnostic de la situation et de définition de stratégie de lutte, leur élaboration a engendré de vrais processus participatifs qui ont amené les différentes couches de la population à prendre la parole, à exprimer ses vues et ses besoins. Ils auront été des exercices de gestion et de mobilisation importants, allant du renforcement des capacités des acteurs locaux, à la sensibilisation de l’opinion publique, en passant par la révision des cadres législatifs et institutionnels. Dans bien des cas, leur élaboration aura mobilisé d’énormes ressources et soulevé des attentes importantes. Les processus des PAN ont une portée et des impacts induits jusqu’ici insoupçonnés, notamment au plan de la démocratisation des relations entre les acteurs de la société civile et leurs pouvoirs publics.
Maintenant, il faut mettre en œuvre les programmes et les projets et intégrer la lutte contre la désertification à la gestion des ressources naturelles et de l’environnement. La question du financement de la lutte contre la désertification se pose donc avec de plus en plus d’acuité. Les pays développés seront-ils en mesure de répondre aux appels des pays en développement ? Le Mécanisme mondial réussira t-il à mobiliser une offre suffisante pour répondre à la demande ? La Convention deviendra t-elle une institution hypertrophiée, désuète et inefficace ou sera-t-elle réellement l’outil de partenariat qu’elle devrait être ?

conseil des sages dans un village du Niger