IRD - Suds en ligne : les dossiers thématiques de l'IRD

De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Retour à l'accueil

Le cycle de l'eau au Niger

Une histoire géologique simple  |  Une succession d'épisodes secs et humides  |  Une multitude de petits bassins versants  |  Mesurer la pluie  |  Mesurer les écoulements de surface  |  Mesurer la nappe phréatique  |  Quand le niveau de la nappe monte

Une multitude de petits bassins versants

Le paysage comporte trois éléments importants : les plateaux latéritiques, les vallées fossiles (ainsi appelées puisqu'elles ne connaissent plus d'écoulement sur de longues distances) et les versants qui réunissent plateaux et fonds de vallée.
Du fait de l'histoire géologique au cours du Quaternaire, l'ensemble de la région est découpé en une multitude de petits bassins versants endoréiques dont la superficie est de l'ordre de quelques km2. On n'a donc pas un réseau hydrographique structuré comme on le connaît généralement dans les zones tempérées ou tropicales humides.

réseau hydrographique

Excepté l'étroite vallée du fleuve Niger, notre région d'étude ne connaît pas de petits ruisseaux qui rejoindraient d'autres pour former des rivières de plus en plus importantes quand on va vers l'aval. Ici, l'eau de pluie tombant à la surface du sol va ruisseler sur la pente du versant et rapidement atteindre le point le plus bas du bassin : elle n'aura parcouru au mieux que quelques km avant de disparaître soit par évaporation soit par infiltration dans le sol. Ce phénomène est un schéma classique du fonctionnement hydrologique des zones arides.
Un bassin-versant typique de notre région est constitué par :

Les deux versants du bassin, de part et d'autre du bas-fond, peuvent être relativement identiques (longueurs et pentes à peu près équivalentes) ou au contraire être très dissymétriques.
L'eau de pluie ruisselle sur l'ensemble du bassin et peut se concentrer dans des petites ravines qui aboutissent généralement à une mare temporaire présente dans le bas-fond.
Un premier bilan montre qu'actuellement il tombe environ 560 mm de pluie chaque année (très variable d'une année à l'autre, d'un point à l'autre).