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Les maladies liées à l'eau

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L'onchocercose ou "cécité des rivières"  |  50 000 km de rivières traitées chaque semaine  |  L'IRD a joué un rôle déterminant  |  Une mobilisation exemplaire

L'onchocercose ou "cécité des rivières"

Cette infection, couramment appelée "cécité des rivières", doit son nom à la gravité des troubles oculaires qu'elle entraîne et à ses vecteurs, les simulies, mouches qui transmettent le parasite à l'homme et dont les larves se développent dans les eaux courantes. Cette maladie a un impact social important car elle transforme ses victimes en handicapés inaptes à toute activité. Les grands barrages provoquent des retenues en amont et des courants trop importants au niveau des déversoirs : ils ont donc un impact bénéfique. Par contre les petits barrages peuvent avoir un effet contraire en créant des gîtes en amont de ces barrages.
La réunion de clôture du programme de lutte contre l'onchocercose (OCP) s'est tenu le 6 décembre 2002, à Ouagadougou (Burkina Faso). Les acteurs du programme mettent un terme à 28 ans de lutte contre une maladie qui fut l'un des principaux problèmes de santé publique d'Afrique de l'Ouest. Pour les chercheurs de l'IRD, c'est l'occasion de dresser un bilan de près de 50 ans de recherches sur ce thème.
Avant le lancement de l'OCP (programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest), l'onchocercose, deuxième cause de cécité d'origine infectieuse dans le monde, frappait 36 pays d'Afrique, le Yémen et très localement l'Amérique latine. La maladie touchait surtout l'Afrique, où elle constituait un obstacle sérieux au peuplement et au développement économique et social.
On appelle l'onchocercose "cécité des rivières" en raison de sa manifestation la plus extrême et parce que son vecteur, un moucheron de la famille des simulidae, se développe dans les eaux de rivières à courant rapide. La maladie est provoquée par un ver parasite, une filaire dont les larves (microfilaires) provoquent chez l'homme des lésions oculaires et cutanées. Environ 120 millions de personnes étaient exposées au risque d'onchocercose, dont 96 % en Afrique. Au total 18 millions de personnes étaient infestées et présentaient des lésions cutanées, dont 99 % en Afrique. Six millions et demi de personnes infestées souffraient d'un prurit intense ou d'une dermatite et 270 000 ont perdu la vue (source : OMS).

Gîtes à simulies
Village abandonné
Coupe histologique de nodules onchocerquiens