L'acoustique au service de la recherche halieutique

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Profileur acoustique de zooplancton

La propagation du son dans l’eau est un phénomène largement utilisé par la faune aquatique pour repérer congénères, proies et prédateurs (ligne latérale des poissons par exemple), pour les localiser avec précision (dauphins, globicéphales…) ou même comme arme pour étourdir les proies (certains crustacés et mammifères).
Chez les humains, il semble que la première utilisation de la propagation du son dans l’eau fut faite en 1490 par Léonard de Vinci. À cette époque, il écrivit : « Si vous arrêtez votre navire, plongez une extrémité d’un long tube dans l’eau et mettez l’autre extrémité à votre oreille, vous pourrez entendre des navires situés à une grande distance de vous ».
En 1870, Jules Verne encore dans « Vingt mille lieues sous les mers » décrivit avec virtuosité cette capacité : « Les moindres bruits se transmettaient avec une vitesse à laquelle l’oreille n’est pas habituée sur la terre. En effet, l’eau est pour le son un meilleur véhicule que l’air, et il s’y propage avec une rapidité quadruple. […] Des bruits profonds, nettement transmis par ce milieu liquide, se répercutaient avec une majestueuse ampleur ».
Cette propriété était encore largement utilisée durant la première guerre mondiale, en améliorant simplement l’expérience de Léonard de Vinci d’abord par l’utilisation d’un second tube distant du premier, parfois orientable, et mis près de l’autre oreille : l’effet stéréo permettait ainsi d’apprécier grossièrement la direction de l’origine du son. Un peu plus tard le système fut encore amélioré en assemblant deux systèmes d’une douzaine de tubes orientables montés à bâbord et à tribord dans les fonds des navires : ce système améliorait largement le repérage des sources de bruits qu’on localisait avec une précision de l’ordre de ½ degré.

Écran de visualisation d'un sondeur pêche nouvelle génération SIMRAD ES 60