Les systèmes d'information sur les pêches tropicales

• Les systèmes d'observation directe par moyens scientifiques propres
• Les systèmes statistiques :
Traitement de données sur les pêches artisanales
Traitement de données sur les pêches industrielles
Le cas particulier des pêches industrielles hauturières
• Les observatoires et les centres d'information

ecosystemes

Seule la conservation des écosystèmes marins et de leurs capacités productives permet d’envisager l’exploitation durable de leurs ressources vivantes. Mais la poursuite des objectifs que sont l’exploitation durable et la conservation des écosystèmes nécessite des décisions et donc de l’information. Or, la construction de cette information requiert, en milieu marin, un effort particulier. En effet, au sein du monde aquatique, les changements et parfois les dégâts qui affectent les écosystèmes ne se donnent généralement pas à voir de façon immédiate à l’œil humain. De plus, en raison du caractère très large du « bol commun » que constituent les mers et les océans, les acteurs qui les parcourent et les exploitent sont variés, nombreux et souvent distants, ce qui fait qu’ils n’ont guère la possibilité de percevoir les conséquences des activités des uns sur les ressources des autres. On comprend alors que la question de la définition de l’outil d’acquisition et de synthèse des données, c’est-à-dire de la « lunette » qui permet à la société d’apprécier l’état de l’écosystème marin et de ses ressources (en particulier les dégâts infligés par les stress anthropiques), prenne une importance considérable, tout comme, d’ailleurs, celle de la mise en forme et de la diffusion de l’information une fois celle-ci produite. Ces questions mobilisent ainsi depuis plusieurs décennies les efforts des biologistes, des techniciens et des administrations des pêches. Ces efforts ont, dans l’histoire récente, abouti à des concrétisations multiformes, c’est-à-dire à des dispositifs assez diversifiés de collecte, traitement, stockage, diffusion de l’information statistique sur les pêches. Bien que l’on puisse déceler certaines complémentarités entre ces dispositifs, on ne peut pas pour autant dire que l’on a affaire, aujourd’hui, à un tout cohérent, coordonné et harmonisé. Il n’en reste pas moins utile de brosser un paysage de cet existant.

Du point de vue de la production d’information, les dispositifs existants peuvent être classifiés en grands types fonctionnels :
- Les systèmes de collecte de données ;
- Les systèmes primaires de gestion (stockage brut) et traitement de données ;
- Les systèmes secondaires de gestion (agrégation) et de (re)traitement des données, avec forte composante en synthèse, publication et diffusion de l’information : les observatoires et les centres d’information.
D’une façon générale, les systèmes assurant les deux premières fonctions sont, pour des raisons de contraintes techniques, très étroitement couplés, souvent sous les termes de « système d’observation » ou de « système de suivi ». On peut dire que ce premier niveau assure la base du système d’information sur les mers et leurs ressources, et mérite donc l’appellation de « système de suivi à la base ».
La configuration de ces systèmes est très liée à la donnée que l’on veut collecter et donc, finalement, au processus ou au domaine que l’on observe. C’est pourquoi il en existe plusieurs types, que l’on peut décliner ci-après.

consommation de poissons
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