Les systèmes d'information sur les pêches tropicales

• Les systèmes d'observation directe par moyens scientifiques propres
• Les systèmes statistiques :

Traitement de données sur les pêches artisanales
Traitement de données sur les pêches industrielles
Le cas particulier des pêches industrielles hauturières
• Les observatoires et les centres d'information

Les systèmes d'observation directe par moyens scientifiques propres

Les campagnes de chalutage
Cette méthode est principalement utilisée pour l’évaluation des biomasses des ressources démersales. Elle donne des résultats rapides à partir d’un navire de recherche ou d’un chalutier spécialement affrété ; elle se révèle en outre la seule utilisable dans les zones ou aucune donnée ne peut être obtenue par suivi de l’exploitation commerciale. Cette méthode se caractérise par sa relative facilité de mise en œuvre même si elle est relativement coûteuse.
La technique employée est basée sur la réalisation de traits de chalut standardisés (engin, durée, vitesse) qui sont supposés capturer l’ensemble des poissons présents au niveau du fond lors du passage de l’engin, ces quantités étant censé représenter l’abondance dans une zone plus vaste. Les traits peuvent être faits à des endroits déterminés plus ou moins arbitrairement à l’avance (radiales) ou en des lieux dont l’emplacement exact est tiré au hasard à l’intérieur d’aires plus ou moins grandes (campagnes de prospection). Les biomasses sont ensuite calculées à partir de l’aire balayée par le chalut.
Le premier problème qui se pose dans ce type d’estimation est la représentativité des traits de chalut vis-à-vis de l’abondance réelle moyenne au niveau du fond à un endroit et une période donnés. Deux sortes de questions se posent à ce niveau :
- Quel est l’évitement du chalut par les poissons (enfouissement, rapidité de certaines espèces et individus, ...) et quelle est vraiment l’aire balayée par le chalut (ouverture horizontale et verticale, vitesse réelle sur le fond) ? Ces questions sont le plus souvent difficilement quantifiables avec précision. Il faut s’en souvenir lorsque des chiffres de biomasses sont avancés et il serait en principe préférable de n’utiliser ces méthodes que comme des indices d’abondance permettant seulement de mesurer les changements relatifs d’une période à une autre ; dans ce cas des biais constants (aire balayée) et proportionnels (évitement) sont acceptables.
- Quelle est la part de la variabilité intrinsèque et naturelle dans l’estimation des abondances ?
Nous avons calculé dans le tableau ci-dessous les écarts types et les erreurs-standards des moyennes concernant les prises totales de quatre séries de traits de chalut effectués toutes les deux ou trois heures au même endroit. Chaque série a été divisée entre le jour et la nuit pour ne pas prendre en compte les variations nycthémérales d’abondance. Les écarts types et les coefficients de variations sont relativement élevés, cependant ils sont considérablement plus élevés quand les traits sont effectués au hasard sur l’ensemble de l’aire de distribution du stock.

Profondeur 20 m 35 m 35 m 80 m
Campagne RYTHNIC CHALCI 79-01 RYTHNIC RYTHNIC
Période Jour Nuit Jour Nuit Jour Nuit Jour Nuit
Nombre traits 12 12 14 10 5 8 11 12
Prise moyenne 92,0 43,0 176,0 103,1 253,8 121,1 51,3 48,9
Écart-type 34,0 18,6 110,4 24,3 117,3 55,1 16,3 16,4
Coeff. variation 37% 43% 63% 24% 46% 45% 32% 34%

Par Alain Caverivière

L’écho-acoustique

(voir chapitre L’acoustique au service de la recherche halieutique )

consommation de poissons
consommation de poissons
consommation de poissons