Les systèmes d'information sur les pêches tropicales

• Les systèmes d'observation directe par moyens scientifiques propres

• Les systèmes statistiques :
Traitement de données sur les pêches artisanales
Traitement de données sur les pêches industrielles
Le cas particulier des pêches industrielles hauturières

• Les observatoires et les centres d'information.

Systèmes statistiques : les systèmes de collecte, gestion et traitement de données sur les pêches industrielles

Les systèmes de collecte, gestion et traitement de données sur les pêches industrielles des ZEE – Zones Economiques Exclusives - (généralement les zones côtières et plateaux continentaux) sont également du ressort des pays côtiers, et font généralement partie de l’activité régulière exercée par les directions des pêches ou par les centres de recherche de ces pays.
Il existe trois voies complémentaires pour acquérir les données nécessaires au suivi de ces flottilles industrielles : les enquêtes à bord par des observateurs embarqués, le remplissage de carnet de pêche par les capitaines, avec transmission des informations, au retour, à un service statistique sur le port et les suivis au débarquement par enquêteurs.
Ces dispositifs relèvent le plus souvent d’obligations administratives acceptées par le bateau de pêche industriel en activité dans la ZEE d’un pays et disposant en contre partie d’une licence de pêche.
Les enquêtes des observateurs embarqués permettent d’avoir une idée précise de la capture par unité d’effort (CPUE, capture par heure de chalutage par exemple) et de la composition en espèces et en structures de taille des captures. En effet, l’observateur (généralement une personne unique par bateau) peut identifier et mesurer un échantillon important parmi les poissons remontés à bord.
De l’autre côté, le capitaine note sur son carnet de pêche des données plus macroscopiques comme la position et la durée des actions de pêche, les quantités totales remontées, l’occurrence de rejets...
Le suivi au débarquement permet de vérifier et complèter les déclarations de capitaines voire de les remplacer lorsque celles-ci font défaut.
L’assemblage des données issues de ces différentes sources devrait normalement conduire à d’excellentes statistiques spatialisées sur l’activité et les captures des pêches industrielles. Cependant, des difficultés importantes de fiabilité de ces statistiques apparaissent, pour deux raisons au moins :
- Le manque de neutralité des observateurs embarqués, dont le statut de quasi-membre d’équipage, touchant souvent un complément de salaire de la part du bateau, peut les conduire à transmettre des données erronées ;
- Le manque de garantie par rapport à la véracité des informations notées et transmises par le capitaine (notamment sur les quantités, les lieux de pêche, les déclarations de rejets…).

D’autre part, un problème plus important encore surgit lorsque des bateaux industriels pêchent dans une ZEE et ne débarquent pas leurs captures dans les ports du pays correspondant. Ce phénomène s’est considérablement accru avec le développement des bateaux congélateurs puis des bateaux congélateurs-collecteurs, qui récupèrent en mer le produit des bateaux pêcheurs pour aller l’écouler dans des ports plus ou moins lointains, à des conditions économiques plus avantageuses. Un pis-aller peu efficace, aujourd’hui en place, consiste à faire obligation aux flottilles de pêche de déclarer a posteriori aux pays détenteurs des ZEE les captures qui ont été effectuées dans leurs eaux.

consommation de poissons
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