Les systèmes d'information sur les pêches tropicales

• Les systèmes d'observation directe par moyens scientifiques propres

• Les systèmes statistiques :
Traitement de données sur les pêches artisanales
Traitement de données sur les pêches industrielles
Le cas particulier des pêches industrielles hauturières

• Les observatoires et les centres d'information

Les observatoires et les centres d'information

Les observatoires et les centres d’information travaillent peu dans la collecte des données brutes mais se focalisent sur le traitement (analyse, synthèse) des données, la capitalisation et la diffusion de l’information. Pour cela, ils sont amenés à mobiliser (en admettant parfois un certain retard) puis à assembler des informations de sources et/ou de thèmes plus variés. Par exemple, les pays adhérents à la FAO s’engagent à transmettre à cet organisme leurs statistiques nationales annuelles de captures, aussi bien en pêche artisanale qu’industrielle. La FAO peut ainsi alimenter et entretenir un observatoire mondial des pêches.
Ces systèmes sont surtout représentés à un niveau politique et institutionnel élevé (organisations internationales) ou bien dans les pays qui disposent de moyens importants. Parmi les systèmes internationaux les plus connus, on notera ainsi celui de la FAO et celui de l’Université British Columbia à Vancouver.

À terme, il est attendu que les observatoires des pêches dépassent leur focalisation sur les statistiques de ressources (captures) pour s’intéresser également aux dimensions socio-économiques (prix, coûts, emplois) et qu’ils intègrent des formes d’information de plus en plus variées (images, textes), envoyées par de nombreux acteurs. C’est particulièrement dans ce dernier cas qu’ils méritent de prendre le nom de « centres d’information ».
Le point faible de ces systèmes est un risque de coupure méthodologique avec les systèmes de suivi à la base – évoqués précédemment - qui les alimentent, d’où une possibilité de perte de maîtrise de la qualité, voire du sens, de l’information qu’ils traitent et diffusent. Un autre point faible des grands observatoires internationaux est que leur travail de restitution, à la fois trop agrégé (dans sa forme de présentation) et souvent diffusé après des délais assez longs, n’est généralement guère pertinent pour les acteurs locaux.
Face à ce dernier constat, plusieurs pays du Sud (Guinée, Sénégal) ont tenté de développer leurs propres observatoires ou centres d’information nationaux des pêches, dépassant la simple production de statistique de suivi pour aller vers la fourniture d’informations davantage analysées, plus complètes et plus variées, donc plus intéressantes pour les acteurs de la pêche.
Bien que pleines d’intérêt, ces initiatives cachent de nombreux défis à relever, aussi bien techniques qu’humains, et peu d’expériences de ce type ont atteint à ce jour un fonctionnement stabilisé.