Les écosystèmes tropicaux de haute mer

Les thons : des espèces présentes dans tous les océans  |  Un chantier majeur, l'Océan Indien  |  Les dispositifs de concentration de poissons
L'occupation de l'habitat par les grands pélagiques  |  Les interactions entre la ressource et les pêcheurs  |  Les effets conjoints de la pêche et du climat
 L'intégration des connaissances au moyen de modèles écosystémiques

L'intégration des connaissances au moyen
de modèles écosystémiques

La modélisation est utilisée comme le moyen d’unifier, de synthétiser et de mettre en cohérence les différents aspects, échelles et données considérés isolément dans les différents compartiments évoqués précédemment. Prolongeant le travail de modélisation, la simulation permet d’explorer différentes questions écologiques et halieutiques, selon une approche comparative et dans le cadre théorique du modèle écosystémique développé.
Le modèle numérique APECOSM (Apex Predators ECOSystem Model) représente de manière déterministe les flux d’énergie dans l’écosystème, depuis le phytoplancton jusqu’aux prédateurs supérieurs et la pêche. La prédation est explicitée et structurée par la taille des individus. Le modèle intègre la dynamique démographique des différentes populations de thons exploitées, les contraintes bioénergétiques affectant les individus (croissance et reproduction), les migrations et mouvements ainsi que les traits d’histoire de vie essentiels et les comportements locaux (mouvements verticaux, ...) non explicitement résolus à grande échelle mais ayant un impact sur les interactions trophiques et les mouvements à grande échelle. Les interactions avec l’environnement physique reposent sur un couplage avec des modèles physique et biogéochimique. Exclusivement fondé sur des processus adaptatifs, APECOSM doit pouvoir représenter l’évolution structurelle et la régionalisation de l’écosystème en réponse à la variabilité de l’environnement.
Une approche différente et complémentaire est également abordée au moyen de modèles qualitatifs, avec une collaboration avec l’Australie (CSIRO Hobart). Ce type de modèles vise à réduire la complexité des interactions trophiques en les réduisant à des liens qualitatifs de 3 types entre espèces : positif (le prédateur consomme), négatif (la proie est consommée) et un feed-back (densité dépendance par exemple). Une symbolique particulière fondée sur la théorie des graphes y est associée pour représenter de manière synthétique le fonctionnement du système.

consommation de poissons