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Des forêts et des hommes

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Mise en œuvre au Laos

Les revendications autochtones à Bonn à la Convention sur la Diversité Biologique

Les zones de forêts communaitaires  |  Impliquer les populations locales

Le cas du Laos est semblable sur de nombreux points à celui de Madagascar, avec des ONG conversationnistes internationales, telles que le WCS (Wildlife Conservation Society), qui s’emparent de l’opportunité des mécanismes REDD+ pour assurer le financement à long terme de leurs actions de protection des parcs nationaux. De manière pragmatique les principaux bailleurs internationaux (notamment la coopération allemande via la GTZ) accompagnent ce mouvement car c’est bien dans un contexte de forêt dense et préservée offerte par les parcs nationaux que les mécanismes du REDD seront les plus faciles à mettre en place. Des inventaires forestiers sont déjà existants, des mécanismes de suivi (carbone, biodiversité) sont en place et les bénéficiaires de crédits carbones éventuels sont bien identifiés : les autorités des districts et provinces concernées qui travaillent de concert avec les ONG internationales… et ces dernières bien sûr qui trouvent ainsi le moyen de pérenniser leurs sources de financement.
Les alternatives actuelles en terme de financement de la conservation sont le passage par des espèces emblématiques « Tiger Action Plan » pour le parc de Nam Et – Phou Loey au nord du pays ou les compensations payées dans le cadre de grands projets hydroélectriques (Nam Theun 2) qui financent pendant 30 ans les actions de conservation des zones protégées de Nakhai au centre du pays. Dans tous les cas mentionnés ci-dessus nous avons affaire à de larges forêts protégées, gérées par l’État et c’est donc à l’État que reviendront en toute logique les paiements REDD.