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Des forêts et des hommes

Des forêts et des hommes > Politiques et dynamiques forestières > Et la déforestation ? > Politiques forestières et développement en Côte d'Ivoire

Comment nous nous sommes disputés… (notre forêt) : Politiques forestières et développement en Côte-d'Ivoire

Grumes exportées. Côte d’Ivoire

« La forêt a toujours été au centre des préoccupations de la Côte d’Ivoire »  |  L’État forestier de 1900 aux années 1950  |  Un pays de « planteurs » : des années 1950 aux années 1990  |  De l’État forestier à l’état des forêts : les leçons du paradigme ségrégationniste forestier

Les forêts de la moitié sud de la Côte d’Ivoire couvraient au début du XXe siècle 12 des 15 millions d’hectares de cette zone forestière. A la fin des années 1990 elles n’en occupaient plus qu’environ 3 millions (A. Chevalier, 1909 et DCGTX, 1993). Bien qu’à des degrés d’intensité variables selon les époques, cette disparition massive  est due à un phénomène constant depuis la fin des années 1920, de conversion agricole de cet espace par la petite paysannerie. Les plantations de café puis surtout de cacao, dont la Côte d’Ivoire est devenue le premier producteur mondial, ont été au centre de cette conversion que les cultures du palmier à huile et de l’hévéa sont ultérieurement venues compléter, pour une bonne part sous la forme de grandes plantations privées ou publiques.
Ce genre de phénomène, souvent qualifié de déforestation, a été fréquent dans les régions intertropicales  à partir de la seconde moitié du XXe siècle. On a cependant montré que s’il est en effet général, il prend des formes et relève de dynamiques qui sont particulières à chacune des situations (F. Verdeaux, 1999). Le caractère global du phénomène réside bien davantage dans ses impacts que dans ses modalités et dans ses causes.