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Agriculture sur abattis-brûlis : idées reçues, logiques et réalités contemporaines

Une agriculture certes ancienne mais pas passéiste  |  Le clairiérage : une perturbation proche du chablis naturel  |  Agriculture autochtone vs agriculture de migrant  |  Une agriculture bouc-émissaire face au recul des forêts  |  Une agriculture qui intègre les processus naturels  |  La fonction essentielle du libre arbitre culturel

Abattage au CamerounL’agriculture itinérante sur brûlis est essentiellement pratiquée en zone tropicale humide, dont les écosystèmes sont composés pour partie de forêts denses et de forêts claires. Selon les sources, elle concerne de 300 à 500 millions d'individus et se pratique sur près de 2 500 millions d'hectares. C’est sans conteste le mode d’exploitation des terres le plus répandu de la zone intertropicale.
Cette agriculture se décompose en plusieurs phases : (i) défrichement d’une portion de forêt (débroussaillage et/ou abattage) ; (ii) brûlage des débris végétaux ; (iii) culture du terrain pendant une période généralement brève allant de 3 à 5 ans ; (iv) mise en jachère pendant une période généralement longue (5 à 15 ans). L’agriculture itinérante sur brûlis alterne période de culture et période de régénération forestière. Ce n’est donc pas une agriculture permanente.

 

Abattage au Cameroun