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Des forêts et des hommes

Des forêts et des hommes > Représentations, usages, pratiques > Lorsque les agriculteurs "reconstruisent" la forêt > Les forêts sèches dans le bassin du lac Tchad

Les forêts sèches et leurs substituts anthropiques
dans le bassin du lac Tchad

Faidherbia albida et Ziziphus mauritania, Tougoudé (Tchad)

À la recherche de la forêt sèche  |  Archéophytes et ruines arborées  |  La fabrication des parcs arborés  |  Les parcs classiques des grandes civilisations agraires  |  Les grands parcs référencés et les autres  |  Les parcs complexes : l'exemple des monts Mandara au Cameroun  |  Entre dégradation et construction anthropiques

Il a fallu un long cheminement, toutes disciplines confondues, pour accepter comme déterminante l’action de l’homme sur les milieux sahelo-soudaniens et pour que le mode de transformation des formations climaciques ou pseudo-originelles vers différentes formes secondarisées intègrent enfin les constructions végétales sciemment construites par l’homme et qu’elles ne soient plus englobées sous la seule appellation “faciès végétal dégradé”. Ces constructions arborées sur champs permanents ou semi-permanents sont appelés “parcs” par P. Pélissier (1964), “farmed parklands” par R.A. Pullan (1974) ou encore “cultivation parklands” avec, par la suite, des tentatives de catégorisation plus large comme “TOF” (arbres hors forêt) en 1999. Ces formations n’en demeurent pas moins “ontologiquement” liées — certes de diverses manières — aux couverts forestiers préexistants.