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Premier centre industriel colombien  |  Plus de 6 millions d'habitants Une proportion élevée d'adultes de 15 à 44 ans
Les principaux flux de migrants  |  Forte opposition
Nord riche/Sud pauvre
  |  L'auto-construction pour les plus démunis
De nouvelles pratiques urbaines plus rationnelles
La volonté de mieux gérer le foncier  |  Pour en savoir plus
Bogota en images

L'auto-construction pour les plus démunis

Le processus de croissance marqué par une forte ségrégation est favorisé par une production de logement également très fragmentée: à côté de la promotion capitaliste fonctionnent la production sur commande (por encargo), l'auto-construction et la production étatique, chacune suivant sa propre logique. La logique du promoteur capitaliste est strictement mercantile : il fait l'acquisition d'un terrain constructible et y bâtit des édifices qu'il met en vente. Dans la production sur commande, le promoteur n'a pas à investir de capital : le futur usager du logement acquiert le terrain, apporte le capital requis pour la construction et charge le promoteur de réaliser uniquement la construction du logement. La production étatique a comme but de permettre l'accès à la propriété de logement aux secteurs défavorisés, en construisant le logement, soit directement, soit sur commande. Quant à l'auto-construction, qui est le mode de production illégale de logement le plus répandu à Bogota, elle fonctionne au travers de ce qu'on appelle en Colombie la urbanización pirata (lotissement clandestin) : les agents opérant sur ce marché acquièrent des terrains dans des zones non constructibles, hors des limites de la ville, et les lotissent pour les revendre, sans titre légal de propriété, sans dotation de services ni infrastructure, à des familles à faibles revenus.
Dans le contexte socio-culturel bogotain, la location est souvent assimilée à des difficultés d'accès au logement, tandis que la propriété est interprétée comme le résultat de ressources suffisantes pour accéder à un logement acceptable. Cette représentation ne se vérifie aucunement lorsque l'on examine les caractéristiques du logement selon les statuts d'occupation : la location ne résulte pas uniquement d'un manque de moyens, et n'est pas forcément subie.
La précarité des conditions de logement tend à se cristalliser dans la sur-occupation : partage du logement entre plusieurs ménages et nombre élevé de personnes par pièce. Tandis que d'autres caractéristiques du logement telles que l'accès aux services publics ou la qualité des matériaux de construction semblent s'améliorer sensiblement, l'indicateur de sur-occupation se maintient à des niveaux assez élevés : en 1993, 46 % des ménages partagent leur logement et 9 % de la population vit avec plus de quatre personnes par pièce.

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