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Plus de trois millions d'habitants  |  Une tête de pont pour les investisseurs étrangers  |  Une croissance urbaine relativement modérée  |  Une population noire majoritaire  |  Un pôle d'attraction majeur pour les migrants  |  De vastes zones-dortoirs
Les constructions en hauteur sont l'exception  |  Des statuts d'occupation du logement en mutation  |  Une volonté de "réintégrer
la ville"  |  Pour en savoir plus  |  Johannesburg en images

Une volonté de "réintégrer la ville"

Le régime d'apartheid visait à un contrôle total de l'espace urbain, et notamment de l'urbanisation des Noirs. Si les mesures de ségrégation raciale existaient avant 1948, ce n'est qu'à partir des années 1950 qu'elles ont été appliquées systématiquement, par la destruction des quartiers mixtes, le déplacement forcé des populations vers les espaces périphériques qui leur étaient réservés. Construits par les pouvoirs publics, les townships consistaient à l'origine en d'immenses lotissements de maisons individuelles rudimentaires, louées à leurs habitants, et séparés des espaces blancs par des no man's land, ou zones-tampons.
La fin des années 1960 fut marquée par l'arrêt de la construction publique de logement pour les Noirs dans les villes (les fonds publics réduits étant dirigés vers les bantoustans), facteur principal de la crise du logement qui conduisit à la sur-occupation de l'habitat, à la densification des parcelles (sous forme de backyard shacks), et au développement des bidonvilles.
Aujourd'hui, les politiques urbaines annoncent leur volonté de "réintégrer" la ville, en la densifiant et en rapprochant l'habitat des Noirs des centres d'emplois. Les programmes RLDP (Rapid Land Development Programs) visent par exemple à construire des logements bon marché à proximité des quartiers existants, afin qu'ils bénéficient de leurs services et de leurs infrastructures, tout en favorisant la mixité raciale (les nouveaux lotissements publics dans la continuité des quartiers blancs bénéficiant à des populations noires). Ces programmes lancés en 1995 ont été abandonnés (sauf celui d'Alexandra), et le lotissement public des espaces périphériques (en maison élémentaire ou en parcelles équipées) reste la forme la plus visible d'action publique sur la ville.

Contact auteur: Claire Bénit
benit@wanadoo.fr

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