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Des paysages urbains contrastés  |  Les habitants,
acteurs à part entière
  |  La ségrégation toujours présente
Les politiques publiques ont du mal à s'imposer

Des paysages urbains contrastés

L'observation des densités (résidentielles ou d'activités), de leur évolution dans le temps et l'espace et de leur organisation est un bon outil d'analyse du phénomène métropolitain. Elle permet d'appréhender ses tendances actuelles et futures.
On observe généralement dans les métropoles que plus l'on s'éloigne du centre ville, plus les densités de population diminuent rapidement. Cet effet de concentration des habitants au centre trouve plusieurs explications : souci d'accessibilité au travail et aux multiples services de la ville, éviter le coût des transports pour les plus démunis, rester près de sa famille…. Toutefois, on constate depuis plus d'un siècle une nouvelle tendance : les densités maximales de population ne sont plus observées au centre de la ville mais à 1 ou 2 kilomètres. Paradoxalement, ce phénomène est la conséquence d'une survalorisation du centre ville. En effet, les établissements économiques convoitent tous le centre ville, qu'ils se disputent. Plus riches que les ménages, ils les obligent donc à se loger plus loin. Ceci est amplifié depuis un demi siècle dans certaines métropoles par l'engouement pour des logements individuels plus spacieux et plus éloignés du centre mais devenus accessibles grâce à la voiture. On parle alors de périurbanisation pour désigner cet effet d'étalement urbain. Ce phénomène de diminution des densités au centre au profit de la périphérie est néanmoins compensé en Europe et en Amérique par l'augmentation des personnes vivant seules, d'où le maintien de petits logements en centre ville.
La généralisation de l'expansion spatiale ne signifie pas pour autant que toutes les métropoles suivent le même modèle. Selon le degré d'urbanisation de la métropole, son stade dans la transition démographique, sa taille (une forte immigration a plus d'incidences pour une petite ville que pour une grande), ses contraintes (montagne qui limite l'expansion urbaine) ou encore sa politique urbaine (revitaliser le centre ou laisser faire l'expansion), les stratégies résidentielles, on obtient non pas un seul type de schéma urbain mais plusieurs. Ces schémas sont d'autant plus nombreux que les métropoles observées n'en sont pas toutes au même stade de développement.
Si les processus d'expansion urbaine sont assez similaires, leur nature est très variée d'une métropole à l'autre. Dans les pays développés, les classes aisées résident loin de la ville pour un meilleur cadre de vie, dans les pays en développement on y trouve plutôt les pauvres qui, faute d'argent, doivent s'expatrier très loin pour trouver des terrains où bâtir. La diversité métropolitaine tient davantage au type d'habitat, mode de peuplement, processus de construction, catégories sociales concernées qu'à l'appartenance Nord-Sud.