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Les foyers épidémiques nosocomiaux

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Les établissements hospitaliers où l'on traite les malades, les locaux abritant les laboratoires où l'on recherche l'étiologie d'une infection, où l’on étudie les germes et où l’on manipule des produits biologiques sont toujours des lieux de densité de population très supérieure à la moyenne. Il arrive que des virus « s'échappent » d'un laboratoire à la suite d'un accident – rappelons à ce sujet l'apparition en Chine, en 1976, du virus de la grippe russe, si proche du virus qui circulait vingt ans auparavant que c’était « comme s'il avait été congelé pendant cette période ». On suggère que l’apparition de ce virus pourrait être liée à une contamination humaine, accidentelle, dans une laboratoire de recherche. Cette transmission accidentelle d’un virus dans un laboratoire, qui n’a pu être établie formellement faute d’investigations, vient de se reproduire à Singapour en septembre 2003. Un jeune chercheur s’est contaminé avec le Coronavirus responsable du SRAS ; par chance le virus n’a pas diffusé, et l’infection est restée limitée à un cas accidentel.
Il arrive plus souvent qu'un patient atteint d'une maladie virale pas encore ou mal diagnostiquée fasse du centre de santé le foyer de dispersion du virus, dont la transmission aboutit à une épidémie en milieu hospitalier (transmission nosocomiale). Au cours de l’année 2002-2003, le virus associé au SRAS s’est amplifié à maintes reprises en milieu hospitalier, depuis son foyer initial (sud de la Chine) jusqu’aux hôpitaux des grandes agglomérations (Hong Kong, Toronto, Hanoi). Dans tous les cas, un malade présentait un syndrome grippal dont le personnel médical ne pouvait suspecter qu’il s’agissait d’une infection due à un virus nouveau. L’importance de la transmission aura été variable, certains malades dénommés « super-transmetteurs » ont joué un rôle déterminant dans la transmission du virus en milieu hospitalier ou dans la cellule familiale. Le personnel hospitalier a payé un lourd tribut à cette dramatique épidémie de pneumopathie atypique : à Toronto, près de 20 % des cas ont été observés parmi le personnel soignant. Et pourtant, le SRAS n’est pas la première épidémie nosocomiale résultant de l’introduction du virus à l’hôpital à partir de sujets malades. Plusieurs virus, notamment ceux du groupe des fièvres hémorragiques, ont été à l'origine d'épidémies similaires. C’est en particulier dans les hôpitaux de l’hémisphère sud que se produit ce type d’épidémies . Nous allons en donner quelques exemples.



 

Les maladies virales, introduction