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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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Le diagnostic biologique des maladies virales

L'expérimentation sur l'homme  |  L'expérimentation animale et les cultures cellulaires  |  Les méthodes nouvelles de diagnostic  |  Importance des techniques issues du génie génétique  |  Papillomavirus, Herpesvirus, Hantavirus… de nombreux agents infectieux détectés  |  ELISA et PCR, outils modernes de diagnostic  |  Les momies andines livrent leur secret  |  Un champ d'investigation particulièrement prometteur 

L'expérimentation sur l’homme

Les scientifiques ont payé un lourd tribut à l’expérimentation humaine, en participant à des expériences d'auto-inoculation afin de préciser l'étiologie de certaines maladies. Outre les nombreuses expérimentations menées par les chercheurs avec des bactéries (choléra, Moraxella, Bartonella, etc.) on doit citer, pour ce qui est des virus, les travaux relatifs à la transmission du virus de la fièvre jaune, le virus amaril.
En 1900, les autorités de santé américaines envoyèrent à la Havane (Cuba) une commission dirigée par le major Walter Reed, comprenant James Carrol, Jesse Lazear et Aristes Agramonte, avec pour objectif de vérifier que le virus amaril était transmis par les piqûres du moustique Aedes aegypti. Au cours des expérimentations visant à établir la transmission, le Dr Lazear se contamina accidentellement en manipulant des moustiques infectés, il présenta la maladie et décéda. Cette expérimentation fut poursuivie sur quatorze autres volontaires, qui par chance survécurent à l’infection par le virus de la fièvre jaune.
Le bilan scientifique fut riche en découvertes sur l'épidémiologie de cette maladie et permit de développer une stratégie efficace qui privilégiait la lutte anti-vectorielle sur l'ensemble du continent américain. Les travaux de la commission américaine suscitèrent de nombreuses critiques de la part de la communauté scientifique. Les conditions dans lesquelles ces expériences avaient été réalisées ont suscité la réflexion sur l’éthique à respecter dans les recherches médicales et conduit à poser le principe du volontariat et du consentement informé. Ces principes ont été réaffirmés à plusieurs reprises dans les discussions relatives à l'éthique des expérimentations humaines et ils sont cités dans le traité de Nuremberg de 1947.