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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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Le diagnostic biologique des maladies virales

L'expérimentation sur l'homme  |  L'expérimentation animale et les cultures cellulaires  |  Les méthodes nouvelles de diagnostic  |  Importance des techniques issues du génie génétique  |  Papillomavirus, Herpesvirus, Hantavirus… de nombreux agents infectieux détectés  |  ELISA et PCR, outils modernes de diagnostic  |  Les momies andines livrent leur secret  |  Un champ d'investigation particulièrement prometteur 

Les méthodes nouvelles de diagnostic

Si les cultures cellulaires ont constitué l'apport majeur des années 1950 en virologie, notamment pour le diagnostic et le développement des vaccins, les techniques de biologie moléculaire offrent aujourd'hui des outils exceptionnels qui permettent un diagnostic rapide et à large spectre des infections virales. Dans les années 1980, des tests dits d’immunocapture des antigènes viraux ont permis l’établissement d’un diagnostic rapide (en quelques heures). Puis les chercheurs ont mis au point des techniques visant à détecter dans les échantillons biologiques non plus les antigènes viraux mais les acides nucléiques. Les premières techniques d’hybridation, apparues il y a une dizaine d'années, étaient au départ fastidieuses et leur emploi était limité à quelques laboratoires spécialisés. Puis récemment est apparue une technique qui allait révolutionner le diagnostic des infections virales : la PCR (Polymerase Chain Reaction) ou technique d'amplification génique, qui permet de détecter directement l’information génétique des virus dans les échantillons à tester.
Ces dernières années, l’apport de ces outils issus de la biologie moléculaire a été décisif dans la détection de nouveaux virus. La survenue de la pandémie de sida, dans les années 1980, a coïncidé avec le développement de techniques aptes à détecter les rétrovirus : cultures de lignées cellulaires, détection d'une activité reverse transcriptase caractéristique des rétrovirus, etc. C'est en effet en 1976 que D. Morgan, dans le laboratoire de Robert Gallo aux États-Unis, a découvert le facteur de croissance des lymphocytes T, l'interleukine 2, qui a permis, en facilitant les cultures, d'isoler le premier rétrovirus humain HTLV-1. Si l'épidémie de sida était survenue dix à vingt ans plus tôt, il est probable qu’elle aurait revêtu un caractère encore plus dramatique : l'impossibilité de cultiver les VIH n'aurait pas permis la mise au point du test sérologique ELISA, qui a joué un rôle essentiel, en permettant leur dépistage et en limitant leur diffusion par les produits dérivés du sang.

Maladies virales [image]
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