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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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Le diagnostic biologique des maladies virales

L'expérimentation sur l'homme  |  L'expérimentation animale et les cultures cellulaires  |  Les méthodes nouvelles de diagnostic  |  Importance des techniques issues du génie génétique  |  Papillomavirus, Herpesvirus, Hantavirus… de nombreux agents infectieux détectés  |  ELISA et PCR, outils modernes de diagnostic  |  Les momies andines livrent leur secret  |  Un champ d'investigation particulièrement prometteur 

Importance des techniques issues du génie génétique

La découverte des virus des hépatites virales illustre également l'importance des techniques issues du génie génétique. Leur détection est difficile, car ce sont des virus généralement non cultivables in vitro sur les cellules couramment utilisées ; de plus, la réplication de ces virus met en jeu des facteurs cellulaires de régulation qui ne sont guère présents que dans les cellules du foie, les hépatocytes. Or, l’hépatocyte est difficile à maintenir en survie in vitro, ce qui limite son utilisation.
En 1989, le groupe pharmaceutique Chiron a détecté le virus de l'hépatite C (principal agent des hépatites virales dites non-A et non-B) en ayant recours uniquement à des techniques de biologie moléculaire, sans isolement du virus. Par la suite, Genelabs a caractérisé dans des conditions similaires le virus de l'hépatite E (E pour entérique). Cet inventaire des virus responsables d’hépatites virales s’est avéré incomplet. Les chercheurs ont détecté de nouveaux virus, dénommés GB (GB-A, GB-B, GB-C), dont la structure s’apparente aux Flaviviridae. Ces détections ont été obtenues par les méthodes sophistiquées de la biologie moléculaire, sans que les virus aient été cultivés. En 1997, ces même techniques ont permis de découvrir chez un sujet présentant une hépatite virale non-A à non-G un nouveau virus TT (initiales du patient) appartenant au genre Circovirus. Les études épidémiologiques ont révélé que ce virus n’était pas à l’origine d’hépatites, mais il est très fréquent, notamment dans le sang. En 1999, cette liste d’agents nouveaux a été complétée par le virus TT-like (TLMV), qui se différencie du précédent mais appartient à la même famille. Il s’agit des deux premiers Circovirus humains. Leur pouvoir pathogène pour l’homme demeure inconnu, alors qu’il est établi que les Circovirus des animaux sont associés à des syndromes graves, souvent mortels.