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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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Le diagnostic biologique des maladies virales

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ELISA et PCR, outils modernes de diagnostic

Ce sont également les outils de biologie moléculaire qui ont permis la découverte d’un autre Hantavirus aux États-Unis. Lorsqu’une maladie nouvelle (sévère pneumopathie) fut décrite en 1993 dans la région des quatre États, elle fut initialement dénommée « maladie des Indiens navajos ». Les données cliniques, en faveur d’un nouveau syndrome, rendaient le diagnostic étiologique très difficile. On évoquait la possibilité d’une infection bactérienne ou d’une forme atypique de grippe. Après des résultats négatifs, les tests sérologiques ELISA appliqués aux sérums de convalescents révélèrent une positivité avec l’antigène Hantaan.
Ce diagnostic sérologique fut rapidement confirmé par le test PCR. Bien que le virus ne fût pas isolé à ce stade, il devint évident qu'il s'agissait d'une infection virale causée par un Hantavirus. Ces données préliminaires permirent d'organiser les recherches épidémiologiques, d'identifier rapidement le rongeur réservoir du virus et de décider des premières mesures préventives. En l'absence de ces outils modernes de diagnostic (ELISA et PCR), il est peu probable que l'étiologie de ce syndrome eût été découverte, l'aspect clinique ne suggérant en aucune façon une infection provoquée par un Hantavirus (ces virus sont en effet responsables de fièvre hémorragique avec syndrome rénal) Seul l'isolement du virus aurait permis d'identifier sa famille, mais cet isolement est fastidieux, très long et incertain.