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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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Le diagnostic biologique des maladies virales

L'expérimentation sur l'homme  |  L'expérimentation animale et les cultures cellulaires  |  Les méthodes nouvelles de diagnostic  |  Importance des techniques issues du génie génétique  |  Papillomavirus, Herpesvirus, Hantavirus… de nombreux agents infectieux détectés  |  ELISA et PCR, outils modernes de diagnostic  |  Les momies andines livrent leur secret  |  Un champ d'investigation particulièrement prometteur 

Les immenses espoirs de la technique d’amplification génique

Aujourd’hui, la technique d’amplification génique ouvre des espoirs immenses pour la détection de virus inconnus. En effet, cette technique peut être appliquée au diagnostic d’une infection virale due à un germe connu. Elle peut également permettre la détection d’un virus nouveau dès lors que la structure établie par l’examen en microscopie électronique (un des premiers tests visant à identifier un nouveau virus) a permis d’orienter l’étiologie virale vers un groupe de virus donné. Par exemple, lors de l’épidémie de SRAS, les virologues ont rapidement visualisé un Coronavirus par l’examen en microscopie électronique ; se référant alors à la séquence connue de différents Coronavirus humains ou animaux, ils ont pu synthétiser du matériel génétique commun à tous les Coronavirus et ainsi par les tests de PCR reconstituer à partir de cette structure commune le reste du génome viral et découvrir que le Coronavirus humain responsable du SRAS était un virus nouveau.

Un champ d’investigation particulièrement prometteur

On peut donc affirmer que nous possédons aujourd'hui les outils nécessaires au diagnostic d'une infection virale nouvelle. Si ces outils sont particulièrement bien développés dans les pays industrialisés, il est regrettable de constater que les pays pauvres du Sud en sont encore dépourvus. Il est plus aisé et plus rapide de séquencer le Coronavirus responsable du SRAS que d'isoler une souche du virus de la fièvre jaune (les récentes épidémies survenues au Nigeria et au Kenya étayent ce propos). Dans le même ordre d’idées, il est probable qu’il aurait fallu de nombreuses années avant que le virus VIH soit isolé s’il était resté cantonné au seul continent africain.
L’importance des techniques modernes de diagnostic en virologie dans les années à venir est telle qu’elles auraient pu constituer le sujet principal d’un ouvrage sur les maladies virales émergentes. On peut en effet penser que la mise au point de techniques de diagnostic toujours plus sensibles, ou à large spectre, permettra d’associer des virus à des pathologies connues telles que le diabète, certaines maladies du système nerveux central ou des maladies cardio-vasculaires, ou encore certains cancers. Dans ce cas, il s’agira d’établir une relation entre des agents infectieux connus ou nouveaux et des pathologies existantes. Ce vaste champ d’investigation apparaît particulièrement prometteur.