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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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L'homme apprend à dompter les virus

Depuis 1993, la communauté scientifique se mobilise  |  De graves lacunes dans le développement de vaccins  |  La surveillance épidémiologique en milieu tropical reste insuffisante  |  Le travail des scientifiques reste fondamental  |  Faire accepter de nouvelles espèces vaccinales

Le travail des scientifiques reste fondamental

Les virus nouveaux existent, et on en découvre régulièrement, en particulier en milieu tropical. Les mécanismes d’émergence sont connus, l’homme y tient un rôle déterminant, et à un degré moindre, la nature participe aussi à la diffusion des virus. Il est actuellement illusoire de vouloir maîtriser le développement agricole ou industriel des pays en voie de développement. Les facteurs économiques passeront toujours en priorité, dans ces pays, par rapport à la logique écologique telle que nous la définissons dans les pays occidentaux. L’extrême diversité des virus que nous avons décrits dans ce dossier et la plasticité de leur génome prouvent le risque potentiel d’émergence de nouveaux agents infectieux. Le travail des scientifiques représente certainement la meilleure barrière à la diffusion de ces agents. Au XIXe siècle, Louis Pasteur, sans connaître la nature physique des agents filtrables, non visibles au microscope, a eu l’idée géniale d’adapter ces agents infectieux à la croissance in vivo, ce qui devait aboutir à la mise au point du vaccin contre la rage. Au XVIIIe siècle, Jenner avait également eu l’idée, à partir d’une observation épidémiologique, de créer ce que l’on appelle « l’approche vaccinale jennérienne », c’est-à-dire d’utiliser un virus adapté à une autre espèce – en l’occurrence la vache – pour vacciner contre l’une des maladies humaines les plus redoutables que l’on connaisse, la variole. C’est également de façon très empirique que Max Theiler, en adaptant le virus de la fièvre jaune à la culture sur œuf, mit au point l’un des vaccins les plus efficaces – et qui est encore utilisé. De nos jours, tous ces vaccins seraient probablement refusés par les autorités nationales de santé en raison des risques potentiels qu’ils pourraient représenter.