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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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L'état de maladie virale

Les composantes de l'infection virale  |  La perception de la notion de maladie variable selon le statut social  |  La membrane cellulaire, véritable porte d'entrée des virus  |  Facteurs de susceptibilité aux infections virales  |  Symptômes cliniques variables selon l'âge  |  L'état immunitaire des individus

Les composantes de l’infection virale

L'état de maladie associé à une infection virale résulte pour le patient de la confrontation des facteurs d'agression directs du germe pathogène avec les facteurs de résistance de l’hôte (immunité, génétique). Les caractéristiques de la souche virale et les aptitudes de l'hôte à se protéger et à se défendre contre l'invasion du parasite et ses effets néfastes vont définir différents niveaux de l'état de maladie et de son évolution : le spectre clinique.
L'état de maladie apparaît quand les signes cliniques peuvent être observés et reconnus. Après la phase invisible d’infection et d’incubation, la maladie virale est installée et le virus va affecter plus ou moins, et pour une durée variable, les fonctions vitales de son hôte.
Une particularité importante de la relation hôte/virus réside dans le fait que l'infection n'aboutit pas toujours à l'état de maladie. L’infection peut rester inapparente ou asymptomatique, le sujet peut héberger le virus et le transmettre, mais ne pas être affecté : on parle alors de porteur sain et d'infection chronique (virus de l’herpès). L’infection à sa phase précoce peut aussi rester limitée par un état réfractaire du sujet (immun) ou par une pathogénicité limitée du virus, et aboutir, à moyen terme, à la disparition/destruction du germe sans manifestations cliniques apparentes. On parle alors d’infection abortive. Ces états d'infection inapparente sont importants à plusieurs titres : dans la stratégie de survie du virus dans la nature, où il épargne son hôte et se multiplie de façon modérée ; mais aussi dans le domaine de la santé publique, car ces hôtes inapparents peuvent transmettre le germe et être à l’origine de cas cliniques secondaires ou de l’émergence d’une épidémie. Tel est le cas notamment de la poliomyélite, pour laquelle seulement 1 % des sujets infectés présenteront des symptômes cliniques caractéristiques, alors que la majorité seront des porteurs sains qui jouent un rôle déterminant dans la diffusion du virus.