IRD - Suds en ligne : les dossiers thématiques de l'IRD

Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

Retour à l'accueil

L'état de maladie virale

Les composantes de l'infection virale  |  La perception de la notion de maladie variable selon le statut social  |  La membrane cellulaire, véritable porte d'entrée des virus  |  Facteurs de susceptibilité aux infections virales  |  Symptômes cliniques variables selon l'âge  |  L'état immunitaire des individus

La membrane cellulaire, véritable porte d’entrée du virus

D’une connaissance encore plus complexe, car totalement dépendante des nouvelles technologies et de leur progrès, les origines de la pathogénicité restent au centre des préoccupations des biologistes. Leur prise en compte est un déterminant majeur de prévention et de lutte contre la maladie. Si l’on connaît la physiopathologie, les phénomènes qui conduisent à l'état de maladie d’un grand nombre d’affections, on connaît généralement peu, ou de façon incomplète, l’interaction du virus au niveau cellulaire et moléculaire. Cette interaction constitue la phase essentielle et indispensable de l'infection. Elle se situe au niveau de la membrane cellulaire, véritable porte d’entrée du virus qui pourra alors utiliser la machinerie enzymatique (intracellulaire) de l'hôte pour se reproduire et créer la maladie ; c'est à ce stade que le virus émerge véritablement dans l’environnement biologique de l’hôte. Ce scénario est dépendant de l’information génétique du virus, mais aussi de celle des cellules hôtes, avec en particulier le codage des protéines de la membrane qui constituent le site « d’accueil » d’un virus lui-même génétiquement capable de le reconnaître.
Le problème se complique quand on sait qu'un germe non pathogène pour un hôte peut l'être pour un autre, qu’un virus peut changer de phénotype sous la pression de facteurs externes variés (sélection génétique) ou acquérir une pathogénicité spécifique d'un hôte donné, soit par un changement génétique (mutation, recombinaison au hasard), soit par une modification de l'hôte comme une baisse de l'immunité, un traumatisme, une rupture de barrières naturelles.
Face à l’agression par des organismes pathogènes, les individus réagissent grâce à leur système immunitaire. La résistance acquise naturellement ou induite par la vaccination demeure le principal moyen de défense de l’organisme face aux maladies infectieuses. Mais la réponse à une infection est également liée à différents paramètres, dont la connaissance est essentielle pour appréhender les maladies virales émergentes.