IRD - Suds en ligne : les dossiers thématiques de l'IRD

Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

Retour à l'accueil

L'état de maladie virale

Les composantes de l'infection virale  |  La perception de la notion de maladie variable selon le statut social  |  La membrane cellulaire, véritable porte d'entrée des virus  |  Facteurs de susceptibilité aux infections virales  |  Symptômes cliniques variables selon l'âge  |  L'état immunitaire des individus

Facteurs de susceptibilité aux infections virales

Des expériences de laboratoire ont montré des différences significatives dans le pouvoir pathogène du virus de la fièvre de la vallée du Rift. Les rats Wistar-Furth sont très sensibles à l’infection et meurent en quelques jours par atteinte hépatique ; les rats Lewis y sont résistants. Le caractère de résistance est sous contrôle génétique : le gène de résistance est transmis héréditairement selon un caractère mendélien dominant. L’extrapolation de ces données à la sensibilité des individus aux maladies infectieuses doit être envisagée avec une grande prudence.
De nombreux facteurs environnementaux, nutritionnels, culturels convergent pour rendre difficile l’analyse des facteurs génétiques dans la sensibilité aux maladies infectieuses. Il semblerait que des facteurs raciaux jouent un rôle dans la sévérité du syndrome clinique de la dengue. Ainsi, des données relevées au cours des différentes épidémies montrent que les populations d’origine africaine sont relativement résistantes à la maladie, tout au moins à sa forme hémorragique : outre l’absence d’épidémie de dengue hémorragique sur le continent africain, on a pu observer au cours de la dramatique épidémie de Cuba en 1981 la quasi-absence de cas de dengue hémorragique parmi les populations noires de l'île. Des résultats similaires ont récemment été rapportés en Haïti. La fièvre de Lassa, découverte chez des missionnaires américains en 1969, s’avère très fréquente en Afrique de l’Ouest. On estime chaque année à 300 000 le nombre de cas, associés à une mortalité de un pour cent. En revanche, la mortalité est particulièrement élevée chez les expatriés d’origine européenne ou nord-américaine qui s’infectent lors de leur séjour en Afrique. Cette différence de sensibilité n’a reçu à ce jour aucune explication. Une situation similaire a été décrite lors des épidémies de fièvre jaune à l’époque coloniale.