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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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L'état de maladie virale

Les composantes de l'infection virale  |  La perception de la notion de maladie variable selon le statut social  |  La membrane cellulaire, véritable porte d'entrée des virus  |  Facteurs de susceptibilité aux infections virales  |  Symptômes cliniques variables selon l'âge  |  L'état immunitaire des individus

Symptômes cliniques variables selon l’âge

Les symptômes cliniques d’une maladie infectieuse sont généralement variables en fonction de l’âge. La rougeole, la varicelle, les oreillons sont des maladies de la jeune enfance qui peuvent revêtir des formes cliniques sévères chez l’adulte. À la naissance, l’enfant est protégé contre de nombreuses agressions virales par des anticorps d’origine maternelle. Ceux-ci n’ont pas toujours un effet bénéfique. Dans le cas de la dengue, les anticorps maternels sont protecteurs dans les premiers mois, puis leur pouvoir neutralisant s’amenuise et ils pourraient jouer un rôle facilitant l’infection.
C’est ainsi que l’on observe dans l’épidémiologie de la dengue hémorragique un pic à l’âge de un an, alors que la maladie sous sa forme hémorragique est inexistante entre deux et cinq ans. La poliomyélite offre un exemple étonnant de la prévalence des formes paralytiques en fonction de l’âge et des conditions sanitaires. Dans les pays en voie de développement, la maladie est rencontrée chez le tout jeune enfant, alors que lorsqu’elle sévissait dans les pays de l’hémisphère nord, et notamment en Scandinavie, la forme paralytique de la poliomyélite touchait principalement les 5-12 ans.
Une situation analogue est observée avec le virus de l’hépatite A, dont les formes sévères sont rapportées chez les jeunes adultes de l’hémisphère nord. La grippe est connue pour être responsable d’une mortalité élevée principalement chez les personnes âgées, mais, de façon encore non expliquée, un pic de mortalité élevé chez les jeunes adultes a été observé lors de l’épidémie de grippe espagnole en 1918.