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Les risques volcaniques

Fascination ou crainte, les volcans suscitent des sentiments passionnés et contradictoires. Une centaine d'entre eux, véritables bombes à retardement, font l'objet d'une surveillance rapprochée.

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Mécanismes biologiques et moléculaires

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Il existe de nombreux virus qui infectent différentes espèces animales et qui peuvent éventuellement être transmis à l’homme. Ces virus circulent selon un mode enzootique, c’est-à-dire soit directement entre animaux, soit transmis par l’intermédiaire d’insectes.
Ainsi, les Arénavirus et les Hantavirus infectent les rongeurs selon un mode chronique induisant une infection persistante inapparente. L’homme se contamine alors par contact avec les excrétas des rongeurs. Les rongeurs constituent le réservoir de ces deux groupes de virus, l’homme par contre constitue un hôte accidentel, non indispensable au maintien des Arénavirus et des Hantavirus.
Le virus de la fièvre jaune, qui circule selon un mode enzootique entre les singes par l’intermédiaire des moustiques du genre Aedes, peut accidentellement être transmis à l’homme lorsque celui-ci pénètre dans ce cycle selvatique (en zone forestière). En Afrique, les singes une fois infectés par piqûre d’un moustique présentent une courte virémie au cours de laquelle d’autres moustiques peuvent s’infecter lors des repas sanguins. Puis le virus disparaît de la circulation sanguine, les singes deviennent immuns. Les singes jouent donc seulement un rôle d’amplificateur du virus, ils ne sont pas, contrairement aux rongeurs dans l’exemple précédent, des réservoirs de virus. En revanche les moustiques, une fois infectés, le demeurent indéfiniment. Ils peuvent même transmettre le virus à leur descendance par le mécanisme de la transmission transovarienne. Ils sont le véritable réservoir du virus amaril, et par ailleurs de la quasi-totalité des arbovirus.
Dans ces deux exemples, les rongeurs et les moustiques sont les réservoirs des virus, qu’ils maintiennent et transmettent à des hôtes vertébrés. Par contre, le mécanisme de transmission du virus à l’homme est différent : pour les Arénavirus et les Hantavirus, le réservoir du virus, le rongeur, joue un rôle indirect, ce sont ses déjections qui seront accidentellement contaminantes ; dans le cas de du virus amaril, le moustique est à la fois le réservoir et le vecteur de la maladie. On conçoit à partir de ces exemples l’extrême complexité de la transmission de ces virus qui circulent selon un mode enzootique, complexité qu’il faudra prendre en compte notamment au niveau de la lutte contre ces infections qui pourront atteindre l’homme.