IRD - Suds en ligne : les dossiers thématiques de l'IRD

De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Bangkok

De part et d'autre du fleuve Chao Phraya  |  Un pôle d'échanges internationaux  |  Plus de 9 millions d'habitants  |  D'importants mouvements migratoires  |  Aménagement de grands réseaux d'infrastructures  |  Vers une verticalisation par "superblocs"  |  L'essor du secteur privé  |  Une croissance mue par les forces du marché  |  L'administration face aux slums

Un pôle d'échanges internationaux

La région métropolitaine de Bangkok concentre la majeure partie des activités secondaires et tertiaires du pays. Véritable pôle de l'économie urbaine à l'échelle nationale – source d'environ 80 % des impôts et taxes, lieu de concentration des sièges sociaux des grandes compagnies industrielles, commerciales et financières –, c'est aussi le principal pôle des échanges internationaux : aéroport international, plus grand port fluvial du pays, nœud d'un réseau ferroviaire international. Bangkok constitue ainsi le lieu de passage obligé pour 95 % des produits importés ou exportés.
Le contexte de primauté urbaine de la région métropolitaine renforce ce lien étroit entre économie nationale et rôle économique de la capitale.
La Thaïlande a connu un essor économique exceptionnel depuis les années 1960 avec un taux de croissance annuel moyen d'environ 7 % entre 1960 et 1985, encore renforcé entre 1985 et 1990 avec des pointes de 13 % en 1988, de 12 % en 1989 et de 10 % en 1990; ces taux de croissance ont certes décliné au cours des années précédant la crise financière et immobilière de 1997, mais le taux de croissance n'a jamais été inférieur à 7,5 % avant cette date. En une quinzaine d'années, le PIB/habitant a été ainsi multiplié par six.
Assumant le rôle d'Etat " facilitateur ", le gouvernement thaïlandais a contribué à renforcer les atouts de la capitale dans la compétition asiatique, renforçant - par là-même - la primauté urbaine et les déséquilibres régionaux : concentrant 75 % des entreprises industrielles du pays, 34 % des institutions financières et contrôlant près de 70 % des dépôts des banques commerciales, la région métropolitaine de Bangkok contribue à 50 % du PNB de la Thaïlande.
Outre la disparité entre la contribution de la capitale à la richesse nationale et la faiblesse de ses ressources propres, la position de primauté urbaine de Bangkok dans un contexte d'économie mondialisée l'expose particulièrement aux à-coups de la croissance. Ceci éclaire sans doute pour partie le fait que les premiers signes annonciateurs de la " crise asiatique " se soient manifestés à Bangkok - et, en premier lieu, sous l'aspect de l'effondrement du marché immobilier.