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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Bangkok

De part et d'autre du fleuve Chao Phraya  |  Un pôle d'échanges internationaux  |  Plus de 9 millions d'habitants  |  D'importants mouvements migratoires  |  Aménagement de grands réseaux d'infrastructures  |  Vers une verticalisation par "superblocs"  |  L'essor du secteur privé  |  Une croissance mue par les forces du marché  |  L'administration face aux slums

Mouvements migratoires et croissance périphérique

Sur la période 1970-1990, l'aire métropolitaine de Bangkok présentait un taux de croissance annuel moyen de 3,1 % et la région métropolitaine (BMR) un taux moyen de 2,9 %. Mais la proximité de ces moyennes établies à partir des recensements décennaux masque, en fait, des tendances contrastées que confirment les données intercensitaires des années 1990. Tandis que la population de l'aire métropolitaine stagne (avec un taux de croissance annuel voisin de 0 %), les cinq provinces limitrophes continuent de croître à un rythme annuel moyen supérieur à 3 %.
Quel que soit le degré de fiabilité des données statistiques, les mouvements migratoires s'imposent comme principale source d'explication de la "stabilité" de la population de Bangkok (en termes quantitatifs), ainsi que de la croissance de la population des provinces limitrophes.
Depuis la seconde moitié des années 1980, la capitale présente un solde migratoire négatif (- 0,1 % pour 1987-1988), tendance qui se renforce dans le courant des années 1990 (- 2,0 % pour 1995-1996), alors que les cinq provinces limitrophes enregistrent globalement un solde migratoire positif (1,7 % pour 1995-1996). Au-delà de ces contrastes, Bangkok et ses provinces périphériques ont pour caractéristique commune l'importance des mouvements migratoires qui les traversent.
Hormis ces mouvements internes à la région métropolitaine, stimulés par les grandes opérations (publiques et privées) de logement et par les actions d'éviction à l'encontre de l'habitat "sous-intégré", de la capitale, les provinces limitrophes accueillent une part croissante des nouveaux immigrants originaires des provinces les moins urbanisées et les moins bien dotées de la Thaïlande.
À Bangkok, les nouveaux immigrants étaient fréquemment accueillis – au titre de l'entraide familiale ou sous forme locative – dans les villages urbains et les slums, voire – à titre temporaire – dans les baraquements de chantier. À présent, l'intégration des nouveaux immigrants des provinces limitrophes dans des emplois salariés plus réguliers donne lieu à des formules locatives associées aux lieux d'emploi (logements collectifs en dortoirs fournis par l'employeur à proximité de l'usine, location dans des petits collectifs réalisés par la promotion publique ou privée, et parfois desservis par les bus de l'entreprise).