IRD - Suds en ligne : les dossiers thématiques de l'IRD

De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Bangkok

De part et d'autre du fleuve Chao Phraya  |  Un pôle d'échanges internationaux  |  Plus de 9 millions d'habitants  |  D'importants mouvements migratoires  |  Aménagement de grands réseaux d'infrastructures  |  Vers une verticalisation par "superblocs"  |  L'essor du secteur privé  |  Une croissance mue par les forces du marché  |  L'administration face aux slums

Les grands réseaux d'infrastructures, vecteurs de l'urbanisation

Au cours du dernier demi-siècle, Bangkok connaît un processus de transformation intensif et extensif qui affecte tant la morphologie urbaine que la distribution spatiale des populations citadines et marque l'avènement de la plus grande région urbaine métropolisée de l'Asie du Sud-Est continentale.
En revanche, le mouvement de diffusion de l'urbanisation qui se manifeste principalement à partir des années 1980, se caractérise par l'emprise foncière croissante des fonctions tertiaires dans la ville-centre et par le report des densités résidentielles, vers l'ouest (Thonburi), grâce aux nouveaux ponts sur le fleuve, et, dans les autres directions, au-delà des limites administratives de l'aire métropolitaine. Porté par l'aménagement de grands réseaux d'infrastructures dans un contexte d'essor des investissements internationaux, ce second mouvement est stimulé par les programmes résidentiels (lotissements, grands ensembles, villes nouvelles), ainsi que par les grands programmes d'équipement industriel et tertiaire auxquels ils sont fréquemment associés (aménagements de l'Eastern Seaboard au sud-est, implantation et extension de l'aéroport international de Don Muang au nord-nord-est).
Ce double mouvement trouve sa traduction dans l'évolution des configurations urbaines. Dans les années 1950-1960 prévalait encore l'image d'une ville horizontale à deux faces, imbriquant étroitement deux dimensions : celle de la ville végétale des " villages urbains ", organisée par le réseau hydrographique (fleuve et canaux) et centrée sur la citadelle (complexe de palais et de temples) ; celle de la ville consolidée des compartiments mixtes (résidentiels et commerciaux) développée, sur une trame parcellaire étroite, le long du réseau viaire, avec pour centre les quartiers marchands à fort peuplement chinois (Sampheng-Yaowarat).