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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Delhi

Un statut de capitale nationale  |  Une histoire mouvementée  |  La croissance démographique  |  Un parc de logement sectorisé  |  Une forte présence de l'Etat  |  Une politique de régularisation a posteriori

Une forte présence de l'Etat

La grande tendance historique a été le dirigisme, justifié par l'idée que la ville-capitale serait modelée à l'image de l'Inde moderne. Cette volonté de créer une image de toutes pièces s'est traduite par une très forte présence de l'Etat, sur le plan foncier (propriétés foncières de l'Etat central), urbanistique, et aussi dans les services publics.
Cette présence de l'Etat dans tous les rouages de la ville-capitale n'a été remise en cause et critiquée que très tardivement, au début des années 1990, dans la phase de libéralisation et de déréglementation de l'Etat qui prend un tour décisif en 1991.
Depuis 1991, Delhi a largement profité de la croissance économique, avec un renforcement de ses structures de service (hôtels, services de tourisme, quartiers de commerce), la création de nouveaux quartiers, et la multiplication de services aux entreprises qui favorisent l'installation de sièges sociaux, concurrençant directement la traditionnelle capitale des affaires, Mumbai (ex-Bombay).
Delhi est une ville planifiée depuis les années 1920, et sous contrôle très strict des différents services de planification qui se sont succédés. Il existe plusieurs plans imbriquant les espaces de la région, de la ville et de quartiers spécifiques (comme la ville ancienne). Le contrôle par la puissance publique va jusqu'à la dimension esthétique de la qualité des permis de construire (Delhi Urban Arts Commission).
La maîtrise foncière a été rendue possible par des acquisitions massives de terres (années 1950 et 1960), qui ont ensuite été viabilisées par la puissance publique, ce qui a rendu possible la création de villes satellites et de nouveaux quartiers.
Le fait que les terrains et les permis de construire soient sous contrôle direct de la Delhi Development Authority, elle-même partie intégrante du Ministère de l'Aménagement Urbain du gouvernement central, a donné une lourde responsabilité à ce dernier, qui se trouvait déjà propriétaire d'une large proportion des terrains publics.
L'intervention des pouvoirs publics et l'utilisation de normes occidentales pour les équipements marquent profondément l'ensemble de l'espace de la ville.
Quarante ans de contrôle des loyers ont entraîné une décrépitude des immeubles, locaux commerciaux et locaux d'habitation loués et non entretenus par les propriétaires, et une réticence à la location pour les immeubles nouvellement construits.

Contact auteurs : Véronique DupontIsabelle MilbertMriga SidhuPour en savoir plusLiens utilesDelhi en images