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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Delhi

Un statut de capitale nationale  |  Une histoire mouvementée  |  La croissance démographique  |  Un parc de logement sectorisé  |  Une forte présence de l'Etat  |  Une politique de régularisation a posteriori

Une politique de régularisation a posteriori

Les bidonvilles de Delhi ont été détruits entièrement dans la période de l'Etat d'urgence, entre 1975 et 1977 (seule parenthèse non démocratique de l'Inde indépendante) : 700 000 personnes issues de bidonvilles ou des quartiers anciens de la ville musulmane ont alors été déplacées par la force, et "réinstallées" par les autorités. Les quartiers spontanés (bidonvilles) se sont cependant reconstitués, pour accueillir aujourd'hui près de 3 millions de personnes. Actuellement l'administration de Delhi intervient dans le développement et le devenir des bidonvilles à travers un département spécialisé selon trois stratégies : fourniture de services publics de base à travers des programmes anti-pauvreté, relocalisation des habitants des bidonvilles avec droit d'accès à une parcelle dans de nouveaux lotissement légaux, et réhabilitation du bidonville sur le site même (forme d'intervention moins fréquente jusqu'à présent, mais remise récemment à l'ordre du jour). L'accès à certains bénéfices est cependant déterminé par les actions des différents groupes de pression, en particulier des politiciens qui patronnent les bidonvilles. Mais la menace de l'éviction plane toujours.
Pour les lotissements irréguliers, le laisser-faire des pouvoirs publics se traduit souvent dans un deuxième temps par une régularisation, suivie de l'arrivée des services urbains. Cette politique de régularisation a posteriori a concerné 567 lotissements irréguliers jusqu'en 1990 et est à nouveau d'actualité. Elle n'a toutefois pas réussi à résorber ce type d'urbanisation non planifiée, et semble plutôt avoir un effet pervers d'encouragement indirect au développement de nouveaux lotissements irréguliers, les acquéreurs potentiels ayant l'espoir d'obtenir un jour la régularisation, assurant ainsi à terme la sécurité et la rentabilité de leur investissement.

Contact auteurs : Véronique DupontIsabelle MilbertMriga SidhuPour en savoir plusLiens utilesDelhi en images