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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Guatemala ciudad

Une agglomération métropolitaine éclatée  |  Deux recensements très approximatifs  |  L'accroissement des migrations  |  Un Nord montagneux dépeuplé, un bassin originel saturé  |  Migration des couches aisées vers le Sud  |  Un habitat populaire insuffisant  |  Une succession de régimes autoritaires  |  Opacité des procédures administratives

Un nord montagneux dépeuplé, un bassin originel saturé

Dans la première moitié du XXe siècle, l'expansion urbaine reste contenue dans le municipe de Guatemala puis gagne dans les années 1950 les municipes limitrophes, avant de s'étendre à la périphérie et au-delà du bassin de Guatemala. Ce principe d'extension urbaine conforme à la logique centre-périphérie obéit par ailleurs aux contraintes spécifiques d'un site intra-montagnard au relief très fragmenté ainsi qu'aux orientations des grands axes de communication, elles-mêmes tributaires de l'organisation générale du milieu physique et du peuplement. Les mauvaises conditions d'accessibilité et l'absence de grandes étendues planes expliquent le caractère rural et la très faible progression démographique des municipes du nord du département. En revanche, le bassin originel de la ville de Guatemala tend à être saturé tandis que l'urbanisation se développe selon deux axes majeurs, l'un vers le sud et les riches plantations de la plaine côtière pacifique, l'autre vers l'ouest et le bassin de Chimaltenango. Cette expansion n'est pas homogène socialement mais il n'est guère possible d'en donner un schéma simplifié à l'échelle de l'agglomération.
Les changements démographiques et sociaux vont de pair avec la dispersion des activités tertiaires accompagnant l'urbanisation. Originellement situées dans le secteur central de la ville (zones 1 et 4), les activités tertiaires représentatives de la centralité ont en partie migré vers le sud, dans les zones 9 et 10, accompagnant ainsi la mutation sociale de la population résidante. Dès la décennie 1920, les familles riches de l'oligarchie guatémaltèque, demeurant traditionnellement dans leurs quintas (résidences) proches du palais présidentiel et du Parque Central (Plaza Mayor), commencent à construire des villas presque champêtres à la périphérie rurale de la ville (zone 9, puis 10).