IRD - Suds en ligne : les dossiers thématiques de l'IRD

De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Guatemala ciudad

Une agglomération métropolitaine éclatée  |  Deux recensements très approximatifs  |  L'accroissement des migrations  |  Un Nord montagneux dépeuplé, un bassin originel saturé  |  Migration des couches aisées vers le Sud  |  Un habitat populaire insuffisant  |  Une succession de régimes autoritaires  |  Opacité des procédures administratives

Un habitat populaire insuffisant

Les modalités de production du logement montrent la prédominance de l'offre privée par rapport à l'offre publique. L'étude du processus d'urbanisation à partir de l'ensemble des lotissements publics et privés réalisés ces cinquante dernières années dans le municipe de Guatemala révèle une périodisation très marquée, reflétant en grande partie les coupures majeures de l'histoire nationale. L'insuffisance des politiques publiques en faveur de l'habitat populaire explique le développement des filières informelles de production du logement depuis une quinzaine d'années, en dépit de l'opposition déterminée des autorités aux invasions de terres.
La propriété du logement est largement dominante, sans toujours correspondre à l'appropriation légale du terrain. La location de pièces d'habitation, avec des services partagés par plusieurs familles, concerne 10 % de l'offre de logements, dans des quartiers souvent taudifiés des centres les plus anciens.

Un cadastre inexistant

Contrairement à la ville originelle dessinée et conçue conformément au modèle établi dés les débuts de la colonisation espagnole du continent, la ville de la deuxième moitié du XXe siècle s'est développée sans plan directeur d'ensemble. Jusqu'au début des années 1960, l'accroissement démographique et l'expansion spatiale de la ville se moulent dans le cadre urbanistique défini à la fin du XVIIIe siècle lors de sa fondation en 1775 et élargi à la fin du XIXe siècle par le Président libéral Reyna Barrios (1892-1898). La politique urbaine est alors le fait du prince qui décide des constructions d'édifices publics et joue un rôle prééminent dans le lotissement des terrains vacants, très étendus après la sécularisation des biens de l'Eglise, et domaine de l'Etat. Le damier initial de la ville coloniale est prolongé au sud par une nouvelle trame orthogonale structurée par un axe monumental nord-sud exprimant l'admiration du président Barrios pour l'urbanisme parisien. Cette trame urbaine n'est pas remise en cause lors de la reconstruction postérieure aux tremblements de terre de 1917-18. Les infrastructures urbaines demeurent très limitées tant en qualité qu'en extension.