IRD - Suds en ligne : les dossiers thématiques de l'IRD

De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Guatemala ciudad

Une agglomération métropolitaine éclatée  |  Deux recensements très approximatifs  |  L'accroissement des migrations  |  Un Nord montagneux dépeuplé, un bassin originel saturé  |  Migration des couches aisées vers le Sud  |  Un habitat populaire insuffisant  |  Une succession de régimes autoritaires  |  Opacité des procédures administratives

Une succession de régimes autoritaires

La chute du caudillo Ubico en 1944 et la promulgation d'une nouvelle constitution réhabilitent le rôle des autorités de la ville dans l'urbanisme et la gestion des affaires locales. Toutefois, il s'agit d'une responsabilité partagée avec le gouvernement central et ses instances sectorielles d'aménagement. L'autonomie municipale, réaffirmée à plusieurs reprises depuis, est souvent battue en brèche par les gouvernements autoritaires qui se succèdent entre 1956 et 1985. Ceci est particulièrement patent dans le domaine de la planification urbaine territoriale où aucun document n'a reçu l'approbation du gouvernement avant le Plan Metropolis 2010 publié en 1995. Après une période d'urbanisme réglementaire, les autorités de la capitale élaborent au début des années 1970 un plan ambitieux d'urbanisme prenant en compte l'expansion métropolitaine et proposant des principes directeurs de planification concernant la production du sol urbain, la localisation des activités et des principaux équipements. Elaboré par une équipe progressiste, ce document est refusé par le gouvernement central. Durant la décennie 1980, deux tentatives échouent également, la première en raison d'un financement insuffisant, la seconde se heurtant au refus de l'état central. Ce n'est qu'en 1995 que la municipalité de la capitale, politiquement en phase avec la présidence du pays, dominée par des intérêts entrepreneuriaux modernisateurs, a remis en chantier l'aménagement de l'aire métropolitaine dans un document d'inspiration néo-libérale (Plan Metropolis 2010). Ce document d'orientation reste très général et n'implique que la seule municipalité de Guatemala en l'absence de concertation avec les autres municipalités concernées. Il consacre la prééminence des intérêts privés dans la gestion de la métropole, érigeant en principe explicite la pratique réelle des dernières décennies.