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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Hanoi

Des investissements étrangers grandissants et un renouveau des migrations  |  Des maisons individuelles construites sans permis  |  Pallier le manque de logements  |  Complexité et pesanteurs administratives  |  De nombreuses constructions illégales

Pallier le manque de logements

Après la Conférence de Genève et l'indépendance du Viêt Nam acquise en 1954, une des principales mesures politiques prises fut de confisquer la plupart des maisons occupées par les Français. Dans le seul "quartier colonial" quelque 500 villas ont été attribuées à des familles vietnamiennes - selon une moyenne de quatre à cinq familles par villa - pour pallier le manque de logements. Au cours des années 1950 et 1960, les programmes de développement urbain n'étaient pas prioritaires et la seconde guerre du Viêt Nam entraîna un frein considérable sur les investissements dans le secteur du logement et autres aménagements urbains. A l'inverse, une part importante du parc de logements existants (17 000 maisons) fut détruite par les bombardements américains.
Dans le domaine de la construction de logements, on doit distinguer la période avant 1986 et la période qui suivit. Avant 1986, la construction de logements était organisée, mise en place et financée par l'Etat. L'Etat et les établissements étatiques (usines, administrations) géraient également ce parc de logements et percevaient les (très faibles) loyers. Les initiatives privées étaient pour toutes sortes de raisons pratiquement impossibles et l'Etat contrôlait les terrains et l'industrie du bâtiment.

L'État désengagé du marché de la construction

Après 1986, et bien qu'officiellement inchangés, ces mécanismes de contrôle ont été assouplis. En pratique, l'Etat s'est largement désengagé du marché de la construction à cause du manque de financement dont il disposait, et l'essentiel de la production de logements (estimée entre 70 et 85 %) est actuellement du ressort des ménages privés.
Selon le recensement de 1989, un tiers du parc de logements de Hanoi fut construit avant 1954 (par comparaison, cette part n'est que de un sixième à Ho Chi Minh ville). Les résultats de ce même recensement montrent que jusqu'en 1989, 60 % du parc était propriété de l'Etat contre 37 % appartenant au secteur privé. Ces chiffres sont probablement sujets à caution, car les statistiques relatives aux maisons construites entre 1986 et 1989 montrent que seulement 40 % d'entre elles appartiennent à l'Etat alors que 58 % ont été édifiées par des ménages privés. Il est assurément prudent d'estimer que la moitié du parc de logements de Hanoi appartient au secteur privé, essentiellement aux ménages et à quelques rares promoteurs immobiliers.