IRD - Suds en ligne : les dossiers thématiques de l'IRD

De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Johannesburg

Une tête de pont pour les investisseurs étrangers  |  Plus de trois millions d'habitants  |  Une population noire majoritaire  |  Un pôle d'attraction majeur pour les migrants  |  De vastes zones-dortoirs  |  Des statuts d'occupation du logement en mutation  |  Une volonté de "réintégrer la ville"

Un pôle d'attraction majeur pour les migrants

Johannesburg, cœur économique du pays, est le pôle d'attraction majeur pour les migrants nationaux et internationaux. Les migrations internes viennent principalement des provinces frontalières : Nord, Nord-Ouest, Etat Libre et Kwazulu-Natal. Les migrations internationales proviennent d'abord d'Afrique australe : migration initiée par le gouvernement d'apartheid, qui avait largement recours à une main d'œuvre étrangère dans les mines (en provenance du Mozambique, du Zimbabwe, du Lesotho et du Swaziland), elle continue actuellement, renforcée par d'importants flux de réfugiés (Mozambique). D'autre part se développent des flux importants d'Afrique de l'Ouest : Sénégal, Cameroun et Zaïre.
Les migrants d'Afrique de l'Ouest se concentrent dans les quartiers centraux en voie de dégradation rapide (immeubles taudifiés et sur-occupés d'Hillbrow, de Berea, de Yeoville) : la tour Coca Cola à Hillbrow a même été surnommée "Kinshasa". Ces migrants se spécialisent souvent dans la vente informelle (fruits, objets d'art ou d'usage courant). Les migrants d'Afrique australe se regroupent davantage dans les quartiers péricentraux industriels de Fordsburg et Mayfair, où ils s'emploient, au noir, dans la petite industrie textile ou mécanique.
L'ancien township d'Alexandra constitue également un quartier d'accueil privilégié, sans doute plus temporaire à cause de son extraordinaire sur-occupation, pour les migrants nationaux mais aussi internationaux, en provenance du Mozambique principalement. Un des camps de squatters des rives de la Jukskei, récemment déguerpi, était ainsi prénommé "Mozambique". Les conditions d'habitat y sont souvent des plus difficiles : des cabanes en tôle et en carton, dangereusement situées sur les rives d'un cours d'eau.