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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Kampala

Principale région bénéficiaire du "miracle ougandais"  |  80 % de la population en provenance du Centre et Sud du pays  |  Progression du bâti dans toutes les directions  |  Privatisation de l'immobilier  |  La politique d'urbanisme dominée par la Banque Mondiale  |  Retour à la croissance urbaine en dur

80% de la population en provenance du Centre et Sud du pays

La population kampalaise augmente fortement dans les premières années de l'Indépendance (6,8 % par an entre les recensements de 1959 et 1969), puis les expulsions des Kenyans (1969) et des Indiens (1972) et le tassement de l'exode rural provoquent un retournement du bilan migratoire, alors même que la dégradation des conditions de sécurité et de santé aggravent la mortalité et font reculer le solde naturel. La conjonction des deux facteurs explique le recul du taux de croissance démographique kampalais (3,8 % entre 1969 et 1980). L'évolution démographique des années 1980 est plus difficile à lire dans la mesure où la croissance intercensitaire de 4,6 % gomme l'opposition entre deux périodes séparées par la prise de pouvoir de Y. Useveni le 25 janvier 1986. Une première période où la croissance urbaine est ralentie par la crise et la violence s'oppose à une seconde période, depuis 1986, marquée au contraire par la paix, la croissance économique et la stabilité politique qui favorisent la reprise de l'exode rural et de l'accumulation urbaine, alors même que la crise, la violence et les premiers effets du sida grèvent le solde naturel. Au terme d'une évolution qui privilégie le rôle du solde migratoire, même si la natalité urbaine reste importante, et si le saut entre 1959 et 1969 est dû à une extension du périmètre urbain, la population kampalaise est passée de 100 000 en 1959 à plus de 800 000 habitants actuellement.
Le bassin migratoire de Kampala est peu modifié par la crise et montre l'importance des régions baganda, c'est-à-dire le centre du pays dans le recrutement. Secondairement ce sont les régions du sud du pays, c'est-à-dire principalement bantoues qui envoient leurs enfants à la ville. Le nord et l'est du pays contribuent assez peu au peuplement urbain. 80 % de la population kampalaise vient du centre et sud du pays. Les rares nordistes se concentrent surtout dans les lotissements publics orientaux de la ville (Nakawa, Kiswa, Bugolobi, Naguru). Les Baganda monopolisent la quasi totalité des secteurs occidentaux et périphériques de la ville. Les bantous non baganda se diluent dans ce peuplement hégémonique ou parfois comme autour de l'hôpital de Mulago, résident en de petits secteurs très homogènes. Les Indiens et les Blancs habitent de préférence dans le centre-ville ou dans les secteurs méridionaux équipés, aérés, et sûrs.

Contact auteur : Bernard CalasPour en savoir plusLiens utiles