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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Kampala

Principale région bénéficiaire du "miracle ougandais"  |  80 % de la population en provenance du Centre et Sud du pays  |  Progression du bâti dans toutes les directions  |  Privatisation de l'immobilier  |  La politique d'urbanisme dominée par la Banque Mondiale  |  Retour à la croissance urbaine en dur

Privatisation de l'immobilier

Depuis 1970, l'essentiel de la promotion immobilière a été le fait du secteur privé. La crise de l'Etat entre 1971 et 1986 a stérilisé les promoteurs publics qui, après 1986, ont été privatisés.
La production immobilière a longtemps été le privilège du secteur privé puisque le secteur public était inopérant, tellement ses capacités de production étaient détournées de leurs missions. Deux filières privées apparaissent :

Depuis 1994, la privatisation des principales institutions de promotion immobilière publiques entraîne la revitalisation de leur capacité de production et quelques opérations de lotissements de grande ampleur commencent à être menées avec comme cible la classe moyenne ougandaise. A l'échelle de l'Ouganda, le lotissement de Nalya (dans l'est de la ville) qui compte une centaine de maisons est une révolution.
Le stock immobilier est très contrasté. S'opposent le bâti en dur (60 % de la population logée) pour moitié constitué de maisons en briques et pour l'autre moitié de maisons en ciment ou parpaings, qui abritent une population aisée de ménages de taille relativement importante, et le bâti précaire (40 % de la population logée) construit surtout de briques non cuites ou de torchis. La tôle ondulée abrite 83 % des logements toutes qualités de mur confondues, alors que le bâti en dur opte dans une proportion non négligeable pour le confort du ciment et de la tuile.

L'essentiel de la population est locataire

Les populations pauvres, dont les ménages sont de taille réduite (3,2 personnes par ménage) s'entassent dans des pièces uniques, dans les logements des domestiques alors que les populations plus aisées, trahies par des capacités à entretenir des ménages plus larges, choisissent de vivre en appartement ou dans des maisons séparées. Cependant, il ne faudrait pas déduire de cette analyse que les 34 % qui résident dans une maison détachée sont aisés. Ce chiffre recouvre des réalités très contrastées en fonction de la localisation et du type de maison détachée dont il s'agit. Une famille d'agriculteurs périurbains, pauvres " mais au large " du fait de sa situation, peut très bien côtoyer dans ce groupe une famille de cadres internationaux travaillant à la Banque Africaine de Développement et résidant dans les quartiers sud de la ville dans une maison, indépendante de 10 pièces et 3 étages.
Les propriétaires sont très minoritaires à Kampala (environ 20 % des chefs de ménages), de même que les hébergés (population logée gratuitement soit par la famille, soit par l'employeur : 10 %). L'essentiel de la population est donc locataire.

Contact auteur : Bernard CalasPour en savoir plusLiens utiles