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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Kampala

Principale région bénéficiaire du "miracle ougandais"  |  80 % de la population en provenance du Centre et Sud du pays  |  Progression du bâti dans toutes les directions  |  Privatisation de l'immobilier  |  La politique d'urbanisme dominée par la Banque Mondiale  |  Retour à la croissance urbaine en dur

Retour à la croissance urbaine en dur

Entre 1986 et 1994, les pouvoirs publics sont intervenus dans la production de l'espace urbain à travers la mise à disposition de terrains publics et équipés et la réhabilitation des réseaux d'adduction d'eau et de voirie principalement. Le rétablissement de la sécurité et de la paix depuis 1986 a permis un retour de la croissance urbaine en dur et de la différenciation socio-spatiale. Aujourd'hui, les pouvoirs publics interviennent à différentes échelles. Les comités de quartiers (Resistance councils and committees) gèrent la sécurité, le nettoyage de la voirie, la justice de paix. Leur rôle ne diffère guère à la ville et à la campagne. Les services du cadastre et du ministère de l'urbanisme et du logement bradent les dernières réserves foncières publiques intra-urbaines, privatisent les logements publics (lotissements, grands ensembles, etc). Les services d'adduction d'eau, d'électricité, de téléphone, de ramassage des ordures, d'évacuation des eaux usées sont privatisés et doivent dégager des profits. Les pouvoirs publics cherchent davantage à équiper et gérer l'espace déjà urbanisé qu'à guider l'expansion urbaine. La production de l'espace urbain est laissé à l'initiative des propriétaires et promoteurs privés.
Du point de vue foncier, il y a très peu de quartiers illégaux à Kampala. L'illégalité foncière (squatting) est individuelle, discrète, rare et noyée au milieu de la conformité à la loi ou au contrat social. A l'inverse, du point de vue architectural, les normes officielles de construction sont très peu respectées. Des quartiers entiers (slums, quartiers périphériques) entrent en contradiction complète avec les règlements d'urbanisme. Les pouvoirs publics laissent faire ou, parfois mais toujours à l'initiative des bailleurs de fonds étrangers, interviennent sous la forme d'opérations d'amélioration de l'habitat très ponctuelles (par exemple, le Namuwongo upgrading scheme).

Contact auteur : Bernard CalasPour en savoir plusLiens utiles