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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Montréal

Le cœur d'une agglomération métropolitaine  |  Une grande fluctuation de la population depuis 1950  |  Favoriser le "retour en ville"  |  Plus de 70 % de locataires  |  Décentralisation des services municipaux et sauvegarde du patrimoine  |  La Ville assure un leadership ferme

Plus de 70% de locataires

La production du logement relève essentiellement du secteur privé. Elle se caractérise par la présence d'un grand nombre de petits promoteurs-constructeurs. La facilité d'entrée des entrepreneurs en construction sur le marché de l'habitation et la vive concurrence qui y règne ont été soulignées par de nombreuses études entreprises des années 1970 à ce jour. L'habitation individuelle en accession à la propriété constitue le domaine de prédilection des petits promoteurs tandis que la copropriété et l'habitation locative sont davantage le fait des moyens et gros promoteurs. Le logement social de type HLM, construit par la Société d'habitation du Québec et géré par les offices municipaux d'habitation, ne représente que 2,7 % du parc domiciliaire de la RMR. Ces logements sont concentrés à plus de 60 % dans la ville de Montréal.
Du point de vue du statut d'occupation, la ville de Montréal se distingue de la RMR par une proportion de locataires beaucoup plus élevée, soit 73,5 % comparativement à 53,3 % à l'échelle de la RMR ou 41,5 % pour l'ensemble des municipalités de la RMR autres que Montréal en 1991. Cette différence traduit le fait que l'essor de l'accession à la propriété depuis les années 1960 s'est réalisé surtout en banlieue. La proportion de propriétaires est, en effet, passée de 32,9 % en 1966 à 46,7 % en 1991 à l'échelle de la RMR tandis que pour la ville de Montréal la proportion a crû plus modérément, passant de 18,1 % à 26,5 % entre 1966 et 1991. Cette dernière augmentation peut être attribuée à la construction de maisons individuelles dans les zones non encore construites des municipalités annexées à la ville de Montréal au cours des années 1960 ainsi qu'aux programmes mis en œuvre par la Ville de Montréal depuis le début des années 1980 (mise sur le marché à des conditions avantageuses d'une banque de terrains détenue par la Ville, subventions directes et congés fiscaux aux acheteurs, etc.) dans le but de retenir ou d'attirer à Montréal des ménages désireux d'accéder à la propriété.
L'écart sur le plan du statut d'occupation est associé à une différence entre les types de bâtiments prédominants. Dans la ville de Montréal, la maison individuelle ne représente que 12,4 % de l'ensemble des logements et les immeubles de cinq étages ou plus, 12,4 %; la catégorie "autres", qui regroupe des immeubles collectifs de faible hauteur et particulièrement les plexs (deux à six logements) typiques de l'habitat montréalais depuis la fin du XIXe siècle, est largement prépondérante avec 75,2 % du parc domiciliaire. Dans les autres municipalités de la RMR, la maison individuelle est majoritaire avec 53,7 % et la catégorie "autres" se ramène à 39,4 % du parc.

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