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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Moscou

Une explosion commerciale  |  Près de 9 millions d'habitants  |  Une population "flottante"  |  8 400 habitants au km2  |  Vers une nouvelle répartition ethnique  |  Prédominance de l'habitat collectif vertical  |  Un pouvoir municipal fort

Une population "flottante" aux contours indéterminés

Moscou avait 1,04 millions d'habitants en 1897, 2,03 en 1926, 4,54 en 1939, 6,04 en 1959, 8,14 en 1979, 8,79 en 1994. Ce sont les quinze années précédant la deuxième guerre mondiale qui furent les plus exceptionnelles, mais les années 1960 et 1970 connurent également une forte progression. En longue période, on remarquera que la population de Moscou a quadruplé pendant les quarante premières années du siècle, puis doublé au cours des quarante années suivantes. Depuis lors, l'incertitude résultant d'une urbanisation plus dispersée, mal prise en compte par les dernières retouches du périmètre municipal, ne permettent pas de conclure. Si l'on s'en tient aux 12 ou 13 millions évoqués ci-dessus pour l'agglomération totale de cette fin de siècle, on aboutit à une nouvelle progression de 50 % en vingt ans.
Une analyse globale de l'urbanisation russe révèle que, de 1960 à 1990, à peu près 40 % de la croissance urbaine est due au croît naturel, 45 % au solde migratoire, 15 % à l'intégration de territoires nouveaux. Depuis 1990, c'est ce dernier facteur qui semble prévaloir à Moscou, bien qu'il n'ait encore reçu aucune consécration administrative, ni statistique par voie de conséquence.
Le bassin migratoire naturel de Moscou fut longtemps la Russie centrale. Du temps de l'URSS, la ville capitale recevait aussi des apports de toute l'Union, mais sévèrement réglementés par la propiska (autorisation de résidence, strictement liée à l'emploi).
En principe supprimée par la nouvelle constitution, la propiska est pourtant maintenue à Moscou, mais elle peut être achetée, officiellement ou non, à grand prix. Le résultat en est que le principal mouvement migratoire de la Russie d'aujourd'hui, constitué par les populations russes refoulées hors des nouvelles républiques indépendantes, ne peut prendre place à Moscou : il n'y a pas d'emplois pour la plupart de ces gens. En revanche, les nouveaux grands marchands venus des frontières du Sud, et plus généralement les nouveaux venus engagés dans la conduite de la nouvelle économie, tendent à se regrouper à Moscou en dépit du rejet xénophobe ou culturel dont ils font l'objet de la part des vieux habitants.