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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Moscou

Une explosion commerciale  |  Près de 9 millions d'habitants  |  Une population "flottante"  |  8 400 habitants au km2  |  Vers une nouvelle répartition ethnique  |  Prédominance de l'habitat collectif vertical  |  Un pouvoir municipal fort

Prédominance de l'habitat collectif vertical

Moscou intra-muros se caractérise par une domination absolue de l'habitat collectif. Ce n'est pas le cas des autres villes russes anciennes (par exemple les villes de la Volga), qui conservent une strate d'habitat individuel très vivace, faite de petites maisons en bois, avec jardin, qui furent abondamment construites au moins jusque dans les années cinquante. A Moscou, cette strate fut précocement contrariée, puis éradiquée, au profit d'une formidable démonstration — à la russe — des principes énoncés dans la Charte d'Athènes, mis au service du projet socialiste.
La plupart des quartiers du grand Moscou sont construits dans la forêt. Les espaces sont immenses. Les moscovites parlent de leur cour, élément capital de leur socialité, mais cette cour, ouverte ou fermée, est toujours à l'échelle d'un parc ou d'un morceau de forêt. Les avenues elles-mêmes sont très arborées. On rappellera qu'en dépit d'un tissu si lâche, les densités sont globalement comparables à celles de l'agglomération parisienne.
Aujourd'hui le marché de la construction est libéré. Mais il ne fonctionne que pour la minorité qui tire ses revenus de l'économie nouvelle. Les prix sont extrêmement élevés. La coupure est totale entre cette nouvelle sphère, très active (mais au grand risque des retournements de conjoncture), et l'ancienne sphère, qui continue d'abriter l'immense majorité des gens.
Depuis 1991, une bonne moitié des logements ont été rachetés (également à des prix symboliques) par leurs occupants. Un marché de la revente s'est instauré, qui a naturellement enrichi les héritiers de la nomenklatura, leurs logements plus vastes et mieux situés prenant toute leur valeur marchande. En revanche, les habitants des logements communautaires dans le centre historique, souvent des vieilles personnes seules, furent aisément arrachés à un cadre de vie auquel elles étaient attachées, dans le meilleur des cas en échange d'un appartement en périphérie.
Le grand problème posé aujourd'hui par l'évolution du parc immobilier majoritaire est celui de sa gestion.