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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Ouagadougou

Le PNB par habitant inférieur à 250 $  |  Les quartiers périphériques Est, Sud-Est de la ville investis  |  Un seul ménage par parcelle  |  "Casser les féodalités traditionnelles"  |  À peine plus de 1000 hectares lotis  |   Spectaculaire métamorphose de l'espace bâti

Le PNB/habitant inférieur à 250 $

Longtemps distancée au plan économique par Bobo Dioulasso, Ouagadougou a durablement dépassé sa rivale depuis le milieu des années 1980 et cumule désormais les fonctions économiques et politiques. Plus que d'activités productives, il s'agit cependant d'économie rentière et/ou spéculative très dépendante de l'extérieur. Le PNB/habitant est inférieur à 250 $ et a connu une évolution régressive entre 1985 et 1995.
Ouagadougou dispose du seul aéroport international du pays et constitue le terminus de la liaison ferroviaire avec Abidjan.
Le Burkina Faso est placé sous ajustement en 1991 et connaît un développement important de son endettement (de 398 millions de dollars en 1983 à 794 en 1987 et 1 294 en 1996). La stabilité politique attire moins les investisseurs qu'une pléiade de spéculateurs et d'aventuriers.
Au début des années 1970, le tiers des salariés publics et privés du pays (11 000) résidait à Ouagadougou. La soixantaine d'entreprises modernes que comptait la ville dix ans plus tard ne contribuait que faiblement à l'emploi. Localisée sur les zones de Gounghin (secteur 9) et de Kossodo (secteur 25), l'activité industrielle "moderne" a depuis lors bénéficié du rapatriement d'établissements antérieurement installées à Bobo Dioulasso mais son poids relatif dans l'emploi urbain n'excède pas 20 %. En 1976, 73 % des actifs étaient classés dans l'informel (dont 25 % dans l'agriculture) mais ce chiffre est nettement supérieur à celui fourni par l'enquête CNRST/ORSTOM en 1986 (50 %).
Le poids de la capitale dans le PIB des pays d'Afrique sahélienne est estimé à 60 %. Ce chiffre nous paraît exagéré s'agissant de Ouagadougou.