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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Ouagadougou

Le PNB par habitant inférieur à 250 $  |  Les quartiers périphériques Est, Sud-Est de la ville investis  |  Un seul ménage par parcelle  |  "Casser les féodalités traditionnelles"  |  À peine plus de 1000 hectares lotis  |   Spectaculaire métamorphose de l'espace bâti

Les quartiers périphériques Est, Sud-Est de la ville investis

Dans les années 1980 la croissance de la ville de Ouagadougou peut se décomposer comme suit : 42,5 % pour l'accroissement naturel et 57,5 % du fait des migrations.
En 1975, on comptait hors de la Haute-Volta, 250 000 migrants voltaïques permanents et 300 000 migrants temporaires (c'est à dire manifestant explicitement leur volonté de retour au pays). Au début des années 1980, le flux annuel de migrants vers les villes voltaïques n'excédait pas 15 000. L'immigration directe d'origine rurale représentait près de 70 % de l'effectif des entrants pour l'ensemble des villes voltaïques. L'enquête CNRST/ORSTOM (1985-86) sur les secteurs périphériques met en évidence une régression de cette composante migratoire (65 %) mais atteste surtout d'une évolution sensible du rapport natifs/non natifs dans les secteurs périphériques (pour les non-natifs, sont prises en compte les migrations inter-urbaines au Burkina et entre Burkina et pays voisins)
Avant la fin des années 1970, les nouveaux citadins s'installent de préférence dans les quartiers centraux. Après 1980, les flux s'orientent vers les quartiers périphériques et plus particulièrement vers les secteurs est et sud-est de la ville.

Opération lotissement systématique

Les excroissances non loties affectent l'ensemble de la périphérie mais sont particulièrement développées dans les parties ouest et sud-ouest de la ville et, dans une moindre mesure, dans la partie sud-est. Les expansions identifiées par la direction générale de l'urbanisme obéissent moins aux critères habituels (zones d'activités, grands axes de communication, etc.) qu'aux stratégies des communautés villageoises périurbaines et à la mise en œuvre de grands projets d'aménagement de prestige (Ouaga 2000).
En 1975, une enquête de la SAED (Société d'Aménagement et de Développement) signalait une croissance spatiale de 3 % des quartiers lotis et de 11 % des quartiers non lotis. Le non-loti s'est essentiellement développé en périphérie sur la base de règles foncières coutumières. On le trouvait également représenté dans les quartiers centraux, soit sous la forme d'habitat précaire envahissant l'espace public ("bidonville" d'Ipelcé), soit sous la forme de quartiers apparemment structurés mais considérés comme "insalubres" et propices au développement de la délinquance (Bilibambili, Tiendpalogo, Zangoettin).
L'opération de lotissement systématique des années 1983-88 réduisit à peu près à néant les extensions non loties. Selon les pointages de la direction générale de l'Urbanisme, ces dernières auraient cru régulièrement depuis le début des années 1990 jusqu'à dépasser 6 000 ha en 1996.