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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Paris

L'agglomération à cheval sur 8 départements  |  Faiblesse de la place financière par rapport à Londres  |  Deux étrangers sur cinq vivent en Ile-de-France  |  Un étranger immigrant sur trois s'installe à Paris  |  La population parisienne semble presque stabilisée  |  78 % de logements en immeubles collectifs  |  Une capitale politique et économique  |  Des quartiers illégaux progressivement résorbés

La population parisienne semble presque stabilisée

De 1968 à 1990, l'agglomération s'est accrue de 100 communes et 750 km2. L'expansion spatiale est responsable de près d'un quart (22,7 %) des gains de population et de près de la moitié (48,5 %) de l'excédent migratoire. À espace constant, celui des limites de 1968, la population de l'agglomération a diminué entre 1975 et 1982, du fait du dépeuplement de la zone centrale (Paris et Petite Couronne). Depuis 1982, la Petite Couronne regagne des habitants et la population de Paris se stabilise : le solde migratoire reste négatif, mais l'accroissement naturel augmente très sensiblement. Paris représente aujourd'hui 23 % de la population de l'agglomération (au lieu de 42 % en 1954), la banlieue proche 43 % (41 % en 1954), la grande couronne 34 % (17 % en 1954).
Le dépeuplement de Paris est un phénomène ancien : le maximum démographique est atteint en 1921 pour Paris intra-muros. Après un palier pendant la crise des années 1930, les années de guerre, et la très grave crise du logement qui suit la Seconde Guerre mondiale, la baisse de population a repris dans les années 1950 et 1960 et s'est accélérée au début des années 1970. C'est le résultat d'un double mouvement : baisse du nombre de résidences principales (conversion en bureaux en particulier dans le parc haussmannien, regroupement de petits logements et de pièces indépendantes...); diminution de la taille moyenne des ménages (décohabitation des générations, évolution des structures familiales, vieillissement de la population...). De 1954 à 1975, l'offre importante de logements neufs en proche ou moyenne banlieue a fortement contribué à l'allégement des densités résidentielles dans Paris intra-muros. Seuls quelques arrondissements périphériques ont vu leur population augmenter au cours de cette période (XIIIe, XIXe, XXe), du fait des rénovations urbaines transformant de vieux quartiers populaires en quartiers de tours d'immeubles à grande hauteur. Depuis le début des années 1980, la population parisienne semble presque stabilisée. La plupart des quartiers du centre et de l'ouest poursuivent leur dépopulation à un rythme modéré, tandis que les quartiers du nord-est gagnent des logements et des habitants. De même la taille moyenne des ménages a cessé de se réduire.
La forte croissance de la grande banlieue depuis les années 1970 résulte d'un triple mouvement :