IRD - Suds en ligne : les dossiers thématiques de l'IRD

De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Quito

L'agro-industrie et le tourisme en plein essor  |  Diminution significative des flux migratoires  |  Détérioration des conditions de vie  |  La maison individuelle majoritaire dans le district  |  Renforcement du gouvernement local

Détérioration des conditions de vie dans la ville

Le processus de développement du District s'est appliqué sur une matrice originale constituée par un centre principal en expansion surtout vers le nord, une périphérie urbaine qui s'est installée sur les versants occidentaux et plusieurs noyaux périphériques de développement, subordonnés et complémentaires à la dynamique du centre principal, dans les cinq vallées voisines de la ville, avec des caractéristiques urbaines et morphologiques.
Historiquement, le développement de la ville a montré une transformation de sa forme d'organisation, d'un modèle radio-concentrique original et caractéristique de la période de développement urbain jusqu'aux débuts du siècle dernier, vers une forme longitudinale (1904-1950) influencée géographiquement par les contraintes du site et la valorisation du nouveau sol urbain, puis vers une organisation longitudinale polynucléaire (1950-1970) qui reflète la spécialisation du territoire en trois zones écologiquement différenciées (nord, centre et sud) où se manifestent des germes de centralité urbaine.
À partir des années 1970 et dans un contexte initial de prospérité économique de l'Etat, l'organisation territoriale de Quito évolue vers une forme irrégulière, dispersée, métropolitaine : celle-ci se constitue à partir de la production de nouveaux sols urbains dans les vallées aux alentours de la ville et de leur conurbation avec d'autres communes. Ce type de restructuration actuelle du territoire métropolitain a dérivé vers un grand conglomérat urbain, dont la désarticulation spatiale entre la ville de Quito et les vallées est aggravée par la concentration, la centralisation ségrégative des investissements, des services et des équipements dans la ville. Cette situation contribue aussi à la détérioration des conditions de vie des presque deux millions d'habitants, qui se concentrent majoritairement (84 %) dans la ville, y créant une densité moyenne de 89 hab./ha, en opposition avec la faible densité des 12 000 ha urbanisés dans les vallées, qui regroupent à peine 300 000 habitants.