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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

Strasbourg

Deuxième port fluvial de France  |  Une croissance de population continue  |  Un phénomène de desserrement de la population et de l'urbanisation  |  Un patrimoine important et varié  |  Le volontarisme des élus  |  Des relais efficaces

Le volontarisme des élus

Le volontarisme, a toujours été, du moins pour le XXe siècle, l'attitude fondamentale des pouvoirs politiques en charge du développement urbain. Ce volontarisme pouvait réellement s'exprimer sur le terrain, contrairement à d'autres villes françaises, dans la mesure où Strasbourg, n'a jamais été dépossédée du pouvoir d'organiser son propre développement : en effet, le droit local alsacien permettait à la Ville de maîtriser parfaitement (un peu comme pour un plan d'occupation des sols actuel) son urbanisme, et ce en dépit de l'Etat. Les collectivités locales ont ainsi tenté de maîtriser le plus possible les interventions urbaines et ont pour cela recherché systématiquement des montages permettant cette maîtrise.
Les interventions réalisées concernent tous les problèmes auxquels peut être confrontée une ville : problèmes d'extension, problèmes de restructuration et de protection des tissus anciens, problèmes de dégradation des cités d'habitat social. Le besoin d'agrandir la ville s'est manifesté en continu depuis la seconde guerre mondiale, d'où une politique constante de réalisation d'extensions urbaines, opérées avec différents outils (lotissements, ZUP, ZAC) et avec une volonté de contrôler les opérations les plus délicates à travers la maîtrise d'une part déterminante du foncier. La restructuration du bâti ancien a commencé, à partir des années 1950 et 1960, par des opérations de rénovation ponctuelles justifiées par les bombardements de la seconde guerre mondiale ou l'état de décrépitude du bâti. Quelques tentatives de rénovation plus massives, concernant des quartiers entiers, ont aussi été conçues à cette époque mais elles ont dû être abandonnées face aux réticences de l'opinion publique. Elles ont par la suite été transformées en opération de réhabilitation du bâti ancien et ont relayé ainsi à partir de 1975 les projets de rénovation des quartiers centraux et péricentraux. Enfin, dès les années 1960 on s'est également préoccupé de la préservation de certains sites architecturaux et urbains d'où la conception d'opérations de restauration, comprenant la création d'un vaste secteur sauvegardé au centre de Strasbourg (classé patrimoine mondial de l'Unesco) et la mise en place d'une zone de protection paysagère (ZPPAUP) pour l'ensemble de la ville du XIXe siècle. La nécessité de lancer des opérations de réhabilitation de cités d'habitat social récentes est apparue à l'extrême fin des années 1970. Ces réhabilitations ont eu des ampleurs variables : tantôt il s'est agi d'opérations d'ensemble visant à transformer en profondeur les immeubles, voire les quartiers concernés, en intégrant un volet social à l'action patrimoniale et tantôt on s'est contenté de remettre aux normes logements et équipements.