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De la plante au médicament

L'exploration de la biodiversité passe par la valorisation des médecines traditionnelles et par des techniques de triage automatisé sélectionnant de nouvelles substances naturelles pour des applications médicales.

 

De la plante au médicament > Réglementation de l'accès à la biodiversité

Réglementation de l'accès à la biodiversité : les enjeux de la Convention sur la diversité biologique

La Convention sur la diversité biologique  |  Divers acteurs font entendre leur voix  |  La dénonciation de la biopiraterie  |  Un partage des bénéfices tirés de la biodiversité  |  Vers un nécessaire rattrapage économique des pays du Sud  |  À qui appartient la biodiversité ?  |  La route est longue vers le partage des avantages  |  Une demande incertaine  |  La question des droits de propriété intellectuelle au centre du débat  |  Une ressource mal définie  |  Explorer d’autres possibilités

Un partage des bénéfices tirés de la biodiversité

Il s'agissait donc de mettre fin à la biopiraterie, exploitation abusive de ressources naturelles et culturelles locales par des firmes multinationales, en la dotant d'un cadre légal, permettant un contrôle social. À la spoliation et à la “privatisation ” des ressources communautaires au moyen de droits de propriété intellectuelle, devait succéder un partage des avantages tirés de la biodiversité. Des bénéfices considérables étaient attendus du développement des marchés et contrats de bioprospection. Par bioprospection, on entend l'exploitation, l'extraction et le criblage ou le tri de la diversité biologique et des connaissances indigènes pour découvrir des ressources génétiques ou biochimiques ayant une valeur commerciale. On espérait que ces contrats permettraient de financer la conservation et de rémunérer les communautés locales détentrices de ressources ou de savoirs potentiellement intéressants pour l'industrie du vivant.
La logique marchande sous-jacente au "partage juste et équitable" des avantages tirés des marchés des ressources génétiques rejoint la façon dont les pays industrialisés traitent la question de l'environnement. En effet, la théorie économique standard attribue les causes des problèmes d'environnement, les externalités environnementales (c'est-à-dire ce qui n'apparaît pas et n’est donc par régulé par le marché), à un mauvais usage de biens collectifs. Il y a déficit d'appropriation et une absence de marché qui ne peut attribuer la juste valeur aux biens collectifs. Le développement des marchés est envisagé comme solution universelle. Il faut donc premièrement, définir des droits de propriété, deuxièmement, créer des marchés qui attribueront des prix.